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Bonne année 2010 : les vœux de la municipalité

Jeudi 14 janvier, le député-maire François Lamy et le conseil municipal adressaient leurs meilleurs vœux aux acteurs locaux, intercommunaux et départementaux et à tous leurs invités.

 

Le député-maire François Lamy, à la tribune, entouré de Michel Berson, président du conseil général de l'Essonne (à gauche), et des élus municipaux (ici : David Bodet, Justin Lobé, Monique Duboué, Claire Robillard, Gérard Mantoan)

Le député-maire François Lamy, à la tribune, entouré de Michel Berson, président du conseil général de l'Essonne (à gauche), et des élus municipaux (ici : David Bodet, Justin Lobé, Monique Duboué, Claire Robillard, Gérard Mantoan)

 

 

 


 Discours de François Lamy, Député-maire
(Seul le prononcé fait foi)

Mesdames et messieurs,


Je veux vous remercier au nom du Conseil municipal d’être venus, une nouvelle fois, très nombreux à cette traditionnelle cérémonie de vœux.
Merci et bonne année 2010 à vous, acteurs du monde associatif et syndical, représentants d’institutions ou d’entreprises, qui, chaque jour, faites de Palaiseau cette ville que nous aimons, cette ville à l’identité si particulière, cette ville ouverte à tous quelle que soit son origine ou son milieu social, cette ville que l’on n’a pas envie de quitter lorsqu’on a la chance de venir l’habiter.

Cette ville où la solidarité n’est pas qu’un mot.

Et aujourd’hui, cette capacité à se mobiliser pour les autres, nous allons la mettre en œuvre avec toute notre énergie et toute notre force pour soutenir du mieux que nous pourrons nos amis d’Haïti frappés par ce terrible séisme, dont on ne sait pas encore ce soir combien il a fait de milliers de victimes tellement ce tremblement de terre fut terrible. Je veux dire aux Haïtiens d’ici, et tout particulièrement à nos amis de l’Arche, qui pleurent leur famille ou leurs amis disparus, toute notre tristesse et toute notre sympathie. Nous serons à vos côtés dans les jours et les semaines qui viennent pour vous aider de notre mieux. Je compte sur vous, membres du Conseil municipal des enfants ou membres du Conseil consultatif de la jeunesse, pour amplifier le mouvement que la commune a déjà engagé depuis hier. Si Palaiseau ne se mobilise pas avec force, alors ce ne sera plus Palaiseau.

Malgré l’horreur, la vie continue. Là-bas, ils pleurent et souffrent. Ici, nous allons fêter dans la convivialité la nouvelle année, conscients, peut-être encore plus aujourd’hui, malgré les difficultés, malgré la crise, de la chance que nous avons de vivre dans un pays épargné par les grandes catastrophes ou les conflits armés.
Bonne année donc à vous tous, à vos familles, à vos proches. Que cette année 2010 vous permette de réaliser vos projets, vos envies ou plus simplement d’être bien avec les vôtres et d’être encore plus attentifs à ceux qui sont dans la difficulté autour de vous.

Je veux saluer la présence de quelques personnalités qui nous font l’honneur de leur présence.


Merci, Michel Berson, d’être présent une nouvelle fois. Le mois de janvier est difficile pour un président de Conseil général. Les cérémonies sont nombreuses, les distances sont importantes et entre les deux il faut continuer à gérer cette collectivité importante pour les communes et les citoyens, préparer le budget 2010, exercice compliqué dans une période où les transferts de charge de l’État n’ont pas été suivis, au fil des années, des compensations financières correspondantes. Sachez qu’ici, le Conseil général est bien représenté par Claire Robillard, qui un an et demi après son élection, exerce son mandat de conseillère générale avec efficacité et proximité, auprès de nos concitoyens et du monde associatif.

Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional, m’a demandé hier soir de l’excuser. Je ne peux évoquer ici, pour des raisons légales, ni son bilan ni ses projets pour la Région Île-de-France, les élections ayant lieu les 14 et 21 mars prochains. Disons simplement que je souhaite pouvoir l’accueillir ici l’année prochaine pour les vœux 2011. Il est représenté aujourd’hui par Hicham Affane, actuel président de la commission des finances du Conseil régional. C’est important pour Palaiseau et pour l’intercommunalité d’être en bonne relation avec le président de la commission des finances de la Région pour le suivi de nos dossiers. Il se trouve qu’en plus Hicham, pour moi, est plus qu’un ami, c’est tout simplement la famille. Alors juste, mon cher Hicham, une très très bonne année 2010… surtout au mois de mars ! Il y a ici présent un autre conseiller régional, vice-président chargé de la politique de la ville, mais également parlementaire, que je veux saluer : Julien Dray que je remercie d’avoir accepté mon invitation. Je n’en dis pas plus sur toi pour l’instant, j’aurai l’occasion de le faire tout à l’heure à la fin de mon propos.

Je veux également remercier pour leur présence mes collègues, maires de la Caps, excuser ceux qui n’ont pas pu venir. Je crois que malgré nos différences, qu’il s’agisse de nos sensibilités ou de la taille de nos communes, nous avons fait de notre intercommunalité un outil au service de nos communes dont nous pouvons être fiers.

Je veux saluer le Général Xavier Michel, directeur de l’École Polytechnique. Sachez, mon Général, que Palaiseau est fière d’avoir sur son territoire cette grande école prestigieuse, qui comme je l’ai encore constaté tout à l’heure, a tant de projets. À titre personnel, je veux vous remercier pour les liens que nous avons tissés depuis votre arrivée, pour le travail que nous menons en commun pour le développement du pôle scientifique de Saclay, ici on peut même dire Palaiseau-Saclay, dont vous êtes l’un des principaux acteurs.

Enfin, merci pour votre présence, Monsieur le Sous-Préfet, pour votre première cérémonie de vœux, cinq mois après votre arrivée. Vous êtes ici le représentant de l’État. Ce dernier ne sera pas toujours à l’honneur ce soir. Comme je vous l’ai déjà dit, je n’ai pas pour habitude de transformer cette cérémonie de vœux en meeting, ni d’être désagréable avec les personnalités qui sont invitées. Merci par avance de ne pas prendre pour vous personnellement les quelques propos que je tiendrais tout à l’heure. Mais en 2010, il n’y a pas de raison que je change : je ne rangerai pas mon drapeau dans ma poche et je continuerai de dire avec franchise ce que je pense. Je vous fais confiance pour faire passer les messages à qui de droit.

Je ne vais pas m’étendre sur le bilan de l’année 2009 à Palaiseau. C’était le rôle du petit film que vous venez de voir. Je veux simplement mettre en exergue quelques éléments en profitant tout de suite de ce moment pour remercier les élus du Conseil municipal pour leur action quotidienne et tout particulièrement les petits nouveaux, élus en 2008, que l’on ne distingue plus des anciens tant ils ont su s’emparer de leurs dossiers avec compétence et efficacité. Vous vous êtes rendu compte des complexités de la gestion d’une ville de 31 000 habitants et de l’obligation de prendre en compte le facteur temps dans une société où tout va vite en apparence et où la demande citoyenne exige des réponses immédiates. Vous savez maintenant que la moindre action municipale nécessite de mobiliser des moyens financiers et des partenaires, de distinguer l’intérêt particulier de l’intérêt général, que les procédures réglementaires se sont alourdies, qu’il est indispensable de trouver une cohérence d’ensemble et de tenir le cap fixé par les électeurs.

Retours sur 2009

De 2009, je veux retenir que nous sommes rentrés dans la phase véritablement opérationnelle de notre Plan Local d’Urbanisme.
Je veux également me féliciter du bilan de la première année du cinéma. Nous avons dépassé notre objectif des 120 000 entrées annuelles. Nous le devons bien sûr à la qualité et au dynamisme du gestionnaire, Gérard Lemoine, mais également à l’action municipale qui a permis de rouvrir un cinéma de qualité, agréable et confortable. Comme les Palaisiens, nous y tenions, parce que le cinéma est un élément indispensable de notre politique culturelle que nous voulons ambitieuse, parce que celle-ci est encore plus indispensable dans une société en crise. Que l’on ne compte pas sur moi pour réduire les crédits de la culture au motif qu’il y aurait des choses plus importantes dans la période. La créativité, l’ouverture vers le monde, l’intelligence, la fête, convivialité, la réflexion et les débats qu’engendre toute action culturelle sont primordiaux.

2009, c’est aussi la réussite du premier tronçon Massy-Palaiseau/Polytechnique du Site propre de transports en commun, avec près de 80% d’augmentation de la fréquentation de la ligne 91 06. Nous espérons que nous verrons rapidement la mise en œuvre du 2e tronçon. Dans tous les cas, je me félicite que la Caps devienne bientôt, comme cela m’a été confirmé hier au Conseil régional, autorité organisatrice de proximité en matière de transports collectifs. Cela va nous permettre de gérer cet important domaine de la vie locale au plus près de la demande citoyenne.

2009, c’est l’ouverture de l’antenne de l’Université du Temps Libre [UTL] à destination des retraités, qui connaît déjà un vif succès.

C’est aussi l’obtention du label Qualiville par les agents des services administratifs qui accueillent le public ou répondent au courrier. Je veux souligner pour moi l’importance de ce label. Il témoigne de la volonté du service public de se moderniser, d’améliorer ses procédures pour être sans cesse plus performant au service des usagers. Je veux remercier aujourd’hui les agents municipaux et la direction générale sous la direction de Didier Leconte, qui se sont fortement mobilisés autour de ce projet.

Et puis il y a eu l’année dernière la première phase du plan piéton, destiné à sécuriser notre espace public et à favoriser les déplacements à pied dans notre ville. Beaucoup a été fait. Nous allons persévérer en 2010 et les années suivantes.

C’est vrai qu’à la fin de l’année, l’arrivée de la neige a un peu ralenti les déplacements, à Palaiseau comme partout ailleurs. La neige ! On en rêve quand on est gamin, on la déteste quand on est maire ou adjoint chargé de l’espace public. Les services municipaux ont fait le maximum. Les services techniques ont travaillé dans des conditions difficiles, souvent de nuit. Nous avons investi dans de nouveaux matériels et consommé des tonnes de sel comme jamais. Mais nous ne sommes pas arrivés à l’objectif souhaité par certains de nos concitoyens, certes minoritaires mais tellement agressifs : la neige c’est toujours froid, ça glisse toujours quand on marche dessus, et ça ne fond pas instantanément surtout quand ça tombe plusieurs fois dans la journée ! Même dans la rue du Maire où bien entendu 100% des personnels municipaux sont mobilisés 24h sur 24 alors qu’il est bien connu qu’il passe son temps à Paris. Donc on a eu la neige fin 2009, et on l’a eu pour ouvrir l’année 2010 et si aujourd’hui, certainement pour les vœux du Maire, elle ne tombe pas, nous sommes prêts de nouveau à la recevoir.

Mais la neige, c’est quelques jours par an. Et notre préoccupation actuelle c’est d’agir en 2010 dans la durée, dans bien d’autres domaines, en tenant compte de la situation actuelle de notre pays. Quelle est-elle ?

Faire face aux effets de la crise

Malgré les discours rassurants, nous savons que la crise est toujours présente, qu’elle touche toujours le monde économique, qu’elle fragilise encore et toujours les moins favorisés mais aussi des catégories de la population qui auraient pu se croire épargnées. Lorsqu’on est maire, on a des instruments de mesure et d’évaluation mais aussi des signes qui ne trompent pas. Pour la première fois depuis longtemps, je reçois des demandes d’aide pour trouver un emploi alors que nous savons que notre secteur est assez privilégié en matière de développement économique. Le nombre des demandeurs de logements sociaux qui était retombé à 400 annuel est brutalement remonté à plus de 600 fin 2009 et la première raison invoquée par les demandeurs est souvent un loyer trop lourd à supporter. Partout on rogne sur le budget vacances ou pire sur le budget santé. L’épicerie sociale ne désemplit pas.

Voilà notre première préoccupation pour 2010. Je pourrais évoquer les remèdes qui seraient nécessaires au plan national. Ce n’est pas le lieu, mais les solutions existent pour peu qu’on cherche d’abord à mener des politiques visant à soutenir l’emploi et le pouvoir d’achat tout en préparant l’avenir et pas à reconduire les mêmes politiques pour prolonger un système qui a fait long feu et continuer à aider ceux qui sont responsables de la crise.
Alors, comme l’an passé, l’action du service public municipal palaisien, malgré la faiblesse de ses moyens et le poids d’une dette dont il a hérité, sera toujours de soutenir tous ceux qui sont touchés par la crise et par ses effets.

Les actions locales

Cela se traduira une fois de plus par le refus d’augmenter les taux d’imposition locaux comme la majorité de gauche le fait depuis qu’elle est aux commandes de cette ville, c'est-à-dire depuis 9 ans.
Pas par idéologie, les impôts sont utiles pour le bien public, mais parce que les impôts locaux sont injustes, frappent plus durement les plus modestes et sont toujours trop hauts à Palaiseau pour des raisons sur lesquelles je ne reviendrai pas.
C’est difficile de faire ce choix alors que nous avons des projets plein la tête. Il faudra de l’imagination et de la rigueur et une fois de plus chaque élu sera mis à contribution pour utiliser au mieux chaque euro disponible sans diminuer les prestations publiques.
Nous continuerons à agir sur les tarifs municipaux pour qu’ils soient ajustés au mieux des possibilités de chacun. Et puis nous mettrons l’accent sur deux domaines spécifiques.

  • D’abord l’objectif de gratuité totale de la prochaine rentrée scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires. Nous savons que c’est une période cruciale en matière de pouvoir d’achat.
  • Ensuite, nous allons œuvrer pour que la saison d’été ne soit pas une saison morte parce qu’à Palaiseau comme ailleurs, 50% des habitants partent peu ou pas du tout en vacances.

Ecologie : une préoccupation durable

Je n’ai pas parlé d’écologie parce que je ne peux tout aborder ce soir, mais elle reste au cœur de nos préoccupations. Mais avec une exigence : que le développement durable ne soit pas réservé qu’à ceux qui vivent bien. Aussi, j’ai missionné récemment un élu municipal qui va travailler avec les élus concernés, afin que nous proposions aux bailleurs sociaux de mettre en œuvre un vaste plan visant à développer les énergies nouvelles dans les résidences sociales, à la condition que cela se traduise dans les meilleurs délais par une baisse des charges des locataires. Le principal bailleur social de la ville a déjà répondu présent.

Protéger, défendre nos concitoyens c’est la première des missions du service public municipal. La seconde, avec toujours en tête cette volonté de mettre en accord nos valeurs et nos actes, c’est la préparation de l’avenir.

Préparer l'avenir

Pour Palaiseau, l’avenir c’est la construction de logements pour tous.

  • Nous avons inauguré récemment une nouvelle opération de 15 logements très sociaux avec la Fondation Abbé Pierre et Solidarités nouvelles pour le logement, ce qui en fait maintenant 37 en plein cœur de ville.
  • La première pierre de l’opération de l’ex-Sfim, projet retardé par la crise immobilière, sera posée en février prochain.
  • Les travaux des 140 logements de l’opération Allende commenceront cet été. Ainsi, en grande partie grâce à l’aide de l’agence foncière de la Région Île-de-France, ce sont 700 logements qui seront construits dans les trois ans maximum
  • Il en est de même pour le nouveau quartier du lycée [ndlr : présentation du projet]. Le permis de construire des 300 premiers logements sera déposé dans les semaines qui viennent. Et nous ne freinerons pas notre élan, avec des règles garantissant la mixité sociale.


La préparation de l’avenir, c’est encore et toujours l’école.

Nous le savons, les nouvelles technologies envahissent notre société et bouleversent les méthodes d’enseignement. Avec la crainte qu’une fois de plus elles aggravent les inégalités au cœur de notre système scolaire. Aussi, après l’expérience réussie du tableau numérique interactif dans une classe de notre ville, nous allons en équiper 100% de nos classes élémentaires en deux ans avec l’objectif d’équiper ensuite les élèves de livres numériques. Ce sera un investissement lourd pour Palaiseau mais indispensable. Et puis que voudrait dire pour nos enfants de vivre au cœur d’un pôle scientifique à vocation mondiale si on continue de fonctionner avec les outils du siècle passé ? Vous pourrez tout à l’heure visualiser concrètement ce dont il s’agit dans le show room à l’entrée de la salle.

Le pôle scientifique sera au cœur de nos préoccupations en 2010.

L’Assemblée nationale a débattu en décembre dernier du projet de loi sur le Grand Paris dont un tiers des articles concerne le plateau de Saclay. Disons-le tout net. Il est inacceptable en l’état.
Le Secrétaire d’État en charge de ces questions, Monsieur Christian Blanc, a gentiment piétiné le travail mené par les élus depuis des années. Si la loi est adoptée dans les mêmes termes par le Sénat, un établissement public spécifique aux compétences phénoménales sera créé et dirigé par un PDG, nommé par décret, régnant sur 49 communes (trois fois la superficie de Paris), avec une minorité d’élus au sein de son conseil d’administration. Une loi taillée sur mesure, murmure-t-on pour son initiateur. C’est une conception erronée, dépassée, vieillotte, du rôle de l’État, 25 ans après l’instauration de la décentralisation. Ce projet de développement du pôle scientifique ne pourra se réaliser s’il n’est pas co-piloté à égalité avec les élus.

Il en est de même de la volonté de l’État de fusionner sans projets notre intercommunalité avec celle voisine avec, en réalité, l’unique objectif de changer la couleur politique du président de la Caps ou du refus de l’entrée des Ulis dans la Caps, bafouant ainsi la décision des élus et remettant en cause leur légitimité. La Ville des Ulis et la Caps ont attaqué cette décision au tribunal administratif. Nous ne laisserons pas faire.

Ces projets et ces actes sont de même essence que ceux qui seront discutés après les élections régionales pour modifier le rôle et les missions des collectivités territoriales, c'est-à-dire en réalité faire disparaître les régions, diminuer les compétences des conseils généraux, en fait recentraliser notre pays au profit d’un État qui n’en a plus ni les moyens humains, ni les moyens financiers et qui a laissé explosé sa dette.
Je ne citerai qu’une seule conséquence de ces mesures : la suppression de ce qu’on appelle la compétence générale pour les départements et les régions qui ainsi, ne pourront plus financer le monde associatif. Qui alors le fera ? Certainement pas les communes et les intercommunalités à qui on supprime le bénéfice aujourd’hui de la taxe professionnelle pour la reporter sur les impôts des ménages. Quelle est la raison principale invoquée pour ce bouleversement majeur ? La volonté de diminuer de moitié le nombre de conseillers régionaux et généraux. L’arrière-pensée, c’est d’agiter un certain sentiment populiste visant à opposer citoyens et élus. C’est une conception dangereuse pour notre démocratie que de faire croire qu’elle coûte cher.


L’élu, c’est d’abord un citoyen qui s’engage au service de l’intérêt public, de ses valeurs et de ses convictions. Localement, c’est la connaissance du terrain au plus près. Les maires et les conseillers municipaux qui m’entourent, quelle que soit leur couleur politique, sont d’abord et avant tout animés par l’esprit public. Ils prennent sur leur vie de famille et ne comptent pas leur temps. Ils sont l’émanation du suffrage universel, du vote citoyen. Et puis pour les plus connus d’entre eux, c’est le risque de voir leur vie privée exposée. Et croyez-moi la très grande majorité d’entre eux ne souhaite pas voir leur vie étalée dans une certaine presse parce qu’ils pensent que cela ne va pas dans le sens de leur engagement.

Et il peut y avoir pire. Se voir un jour livré à l’opinion publique sans savoir pourquoi et sans pouvoir se défendre. Et oui, mon cher Julien, on y arrive. Si j’ai demandé à Julien [ndlr : Julien Dray] de venir ce soir, et si je le remercie d’avoir accepté, ce n’est pas pour m’excuser d’une solidarité qui aurait fait défaut, pour jouer les amis de la 25e heure ou pour lui dire en public que j’approuve tous ses écrits ou toutes ses déclarations.
D’abord parce qu’on a beau faire partie de la même formation politique, on peut parfois avoir des désaccords et entre nous deux il y en a eu ! Pour ce qui est de l’état de nos relations, on se connaît depuis près de 20 ans, on s’est déjà expliqué et cela relève, j’ose l’expression, de nos relations privées.
Non, je voulais simplement, en sa présence, dire ici qu’il y en a assez de faire de la politique en s’attaquant aux personnes et non aux idées. Un élu n’est pas au-dessus des lois, surtout lorsqu’il les vote. Julien l’a dit avant moi, pour lui-même comme pour les autres. Mais lorsqu’on s’attaque à un élu de la République qui n’a rien fait d’illégal, un élu du suffrage universel, juste pour l’abattre ou à travers lui, pour attaquer ce qu’il représente, c’est toute la démocratie qui est en danger. Et cela me permet aussi de te dire que je suis simplement heureux qu’on puisse mener ensemble de nouveaux combats au service de nos valeurs communes.

Voilà, je m’arrête là. Juste deux mots sur moi. Pour les habitués de cette cérémonie, la 5e tentative d’arrêter de fumer ayant échoué, je prépare la 6e. Pour le reste, cette année 2009 a été éprouvante pour moi et mes proches. Mais exaltante. Travailler avec Martine Aubry n’est pas de tout repos mais réussir à faire renaitre l’un des principaux partis politiques de notre pays dont les Français ont besoin, aux côtés d’une personnalité de convictions et de grande qualité humaine, est finalement pour celui qui aime les défis et la démocratie, une belle aventure.
Je veux remercier mes collaborateurs directs et tout particulièrement ma secrétaire, Marie-Claude Dechamps, qui chaque jour découvre qu’un emploi du temps ça se triture, ça se torture, mais que tout, finalement, finit par rentrer.

Car si je suis plongé au cœur d’une aventure collective dont je travaille ardemment à la réussite, soyez certain, et vous le constatez chaque jour, que je suis toujours très présent, toujours animé de la même passion pour notre ville et notre territoire à qui je souhaite une belle et heureuse année 2010.

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