henri alleg

Cérémonie

Célèbre pour son livre La Question, l’une des premières dénonciations de la torture perpétrée pendant la guerre d’Algérie, le journaliste palaisien Henri Alleg est décédé mercredi 17 juillet à l’âge de 91 ans, à Paris.

Né en juillet 1921 à Londres de parents juifs, Harry Salem dit Henri Alleg arrive à Alger en 1939 où il rejoint le Parti communiste. Il est directeur du quotidien Alger Républicain entre 1951 et 1955, date à laquelle le journal est interdit. Engagé en faveur de l’indépendance algérienne, il est arrêté en juin 1957. Évadé de la prison de Rennes après avoir été condamné à dix ans de travaux forcés, ce militant et homme de courage livre le récit des atrocités qu’il avait endurées entre les mains de l’armée française en Algérie. Son témoignage La Question, publié en 1958 aux Éditions de Minuit, connaît un succès foudroyant avant d’être censuré. Entre temps, il s’était vendu à plus de 60 000 exemplaires.

Établi en France, Henri Alleg reprend sa plume entre 1966 et 1980 pour le compte du quotidien L’Humanité dont il devient secrétaire général. Son départ du journal coïncide avec son installation à Palaiseau, rue Gabriel-Dauphin.

En octobre 2000, il signe l’Appel des douze «pour la reconnaissance par l'État français de la torture», avec l’avocate Gisèle Halimi ou l’historien Pierre Vidal-Naquet.

 

Henri Alleg sera incinéré lundi 29 juillet au matin au cimetière du Père Lachaise, à Paris, avant que ses cendres ne soient déposées au cimetière de Palaiseau.

La maire Claire Robillard et le Conseil municipal adressent leurs sincères condoléances à sa famille et à ses proches.