Vœux à la population 2017

Retrouvez le discours de Grégoire de Lasteyrie, maire de Palaiseau, conseiller régional d'Ile-de-France à l'occasion des vœux à population, samedi 7 janvier au Théâtre de la Passerelle

Madame le Sous-préfet,

Madame la Présidente du Conseil régional, chère Valérie

Monsieur le Président du Conseil départemental, cher François

Mesdames et Messieurs les Maires,

Monsieur le Président de la Communauté Paris-Saclay, Cher Michel,

Mesdames et Messieurs les adjoints et conseillers municipaux de Palaiseau, mes chers collègues,

Monsieur le Commissaire de police,

Mesdames et Messieurs les membres des conseils de quartier, les représentants d’associations civiles et patriotiques, les acteurs éducatifs, culturels et sociaux, les chefs d’entreprises et les commerçants de Palaiseau,

Chères Palaisiennes,

Chers Palaisiens,

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J’espère n’avoir oublié personne dans cette longue liste de salutations républicaines, et si tel est le cas je vous prie de m’en excuser. Cette liste est longue car les cérémonies de vœux ont notamment un mérite : c’est qu’elles parviennent à réunir l’ensemble des forces vives d’un territoire, et plus largement l’ensemble de la population.

Pour la deuxième année consécutive, nous avons fait le choix d’ouvrir cette cérémonie à tous les Palaisiens. Et pour la deuxième année consécutive, vous êtes très nombreux à avoir répondu présents pour partager ce moment de convivialité, et je vous en remercie.

Je voudrais remercier celles et ceux qui se sont investis ces dernières semaines pour que cet évènement soit une réussite. Ces dernières semaines et même ces dernières heures, car certains d’entre eux sont sur le pont depuis 7h ce matin.

Au vu des conditions météo et notamment des risques de pluies verglaçantes, nous avons décidé, à l’aube, de déplacer cette cérémonie ici dans notre nouveau théâtre. Je remercie donc tout particulièrement les agents des services techniques, de la logistique, de la proximité ainsi que le Cabinet.   

Les cérémonies de vœux ont donc le mérite de rassembler la population, mais elles ont aussi un défaut : c’est qu’elles nous enferment très souvent dans le cadre étriqué  de l’année qui s’ouvre. Et une année, c’est un horizon bien trop court pour le projet que nous portons !

En l’occurrence, le développement de notre ville nécessite par essence un projet à horizon 10 voire 20 ans, et cela est encore plus vrai pour le Plateau de Saclay. Permettez-moi de commencer ces vœux en vous disant quelques mots à ce sujet.  

Issu de la volonté de l’Etat, le projet du cluster de Saclay fera de notre territoire la vitrine française de l’innovation, avec les créations de richesses et d’emplois qui vont avec.

La mission qui est la mienne, la nôtre, est de concrétiser cette ambition tout en protégeant notre identité et notre qualité de vie. Et c’est une équation subtile !

Il ne s’agit pas d’une rupture dans notre histoire, bien au contraire. Car le développement de Palaiseau a toujours été lié à sa capacité à s’accrocher au train de l’histoire économique.

Au 19e siècle, ce train s’appelait chemin de fer et industries lourdes.

Désormais il s’appelle biotechnologies, nanotomographie, big data, lasers à électron libre, smart grids, génomique, accélérateurs de particules, ou encore blockchain...

Le Plateau rassemble d’ores et déjà plus de 15% de la recherche française et plus de 65000 étudiants venus du monde entier. A l’avenir c’est un lycée international qui devrait s’implanter, et Palaiseau est bien entendu candidate pour l’accueillir sur son sol.  

Avec l’ouverture du Centre de recherche et développement d’EDF (un pôle unique en Europe), avec le prolongement de la ligne de bus en site propre, la 91.06, avec le lancement de plusieurs projets de résidences étudiantes, 2016 a été une année importante pour l’essor du cluster autant que pour Palaiseau.

En effet, ces derniers mois, notre ville a connu une évolution démographique historique.

Dans le quartier Camille Claudel, et dans celui de l’ancienne gare militaire, ce sont près de 5 000 habitants supplémentaires qui nous ont rejoints.

Sur ce plan il n’y a pas non plus de rupture avec notre histoire. Les anciens Palaisiens parmi vous se souviennent sans doute des années 60, qui avaient vu se transformer un gros village en une ville moyenne.

Il n’y a pas de rupture mais il y a néanmoins une différence de taille : c’est qu’on ne se contente plus aujourd’hui de couler du béton comme dans l’après-guerre.

Désormais il ne suffit plus de construire des logements ; il s’agit de créer des quartiers, qui donneront envie d’y habiter et plaisir à y vivre. On conçoit des quartiers dans leur globalité, en réfléchissant simultanément à la question des transports, des emplois, des équipements publics, de leur production et de leur consommation d’énergie.

C’est tout l’enjeu notamment de l’aménagement du futur quartier de l’école Polytechnique.  Un futur quartier qui intéresse de nombreux Palaisiens mais qui avait aussi tendance à les inquiéter.  

Et jusqu’à cette année, les Palaisiens avaient raison de s’interroger.   

Le projet initial prévoyait en effet de densifier ces espaces à outrance, avec pas moins de 2 500 logements programmés sur le plateau. Il densifiait de surcroît n’importe comment, en mélangeant sans cohérence des immeubles d’habitation, des laboratoires, des écoles et des entreprises.

Par utopie ou par idéologie, il fallait créer ce que les urbanistes appellent de la « mixité fonctionnelle ». Moi je crois surtout que ce projet aurait mixé les nuisances, mixé les atteintes à l’environnement et au cadre de vie, et qu’il fallait à ce titre le repenser.

Au moment de mon élection, lorsque j’ai annoncé vouloir revoir le projet à la baisse, je me souviens des commentaires de certains qui m’expliquaient que c’était peine perdue : le projet était déjà bouclé. On pouvait circuler, il n’y avait plus rien à voir !

Il m’arrive d’être têtu… Depuis 2014, je n’ai eu de cesse de m’engager auprès des différents acteurs pour ré-ouvrir le dossier. Ça n’a pas toujours été simple. Mais avec mon équipe, nous étions convaincus de la nécessité de repenser ce projet. Et en décembre dernier, nous avons abouti à une solution équilibrée, une solution qui offre des perspectives d’avenir sans préempter nos ressources environnementales et paysagères.

Chère Valérie, cette solution, nous n’aurions pu l’obtenir sans ton engagement sur ce dossier. Je tiens donc une nouvelle fois à saluer ton aide précieuse et à te remercier au nom des Palaisiens. Je voudrais également saluer l’esprit constructif dont ont fait preuve le Préfet de Région, la direction de l’EPAPS ainsi que l’ensemble des services de l’Etat qui se sont penchés sur le sujet.

Grâce à cet accord, le nombre de logements a été abaissé à 1 500, soit une diminution de 40%, pour que ce futur quartier respire, qu’il soit végétalisé, bref qu’il soit à taille humaine.

Ces 1000 logements en moins par rapport au projet initial, c’est un exploit : nous sommes probablement la seule ville de France pour laquelle l’Etat a accepté de revoir à la baisse des engagements signés en matière de production de logements. Comme quoi, il ne faut pas écouter tous ceux qui disent « ce n’est pas possible ».

Ce futur quartier donc sera irrigué par une ligne de métro automatique du Grand Paris Express, la ligne 18.

Vous le savez, je me suis mobilisé depuis deux ans pour obtenir la création d’une 2e gare sur notre territoire, et vous avez d’ailleurs été nombreux à signer une pétition en ce sens. Encore un combat impossible me dit-on ! Nous avons gagné plusieurs batailles en 2015 et 2016, en rendant cette gare financièrement, techniquement et juridiquement possible.

Il reste maintenant à convaincre le Gouvernement de l’inscrire au schéma d’ensemble des gares du Grand Paris : ce sera un de mes objectifs pour cette année !

Je refuse néanmoins que nous concentrions uniquement nos efforts sur les quartiers en devenir. Nous devons porter une attention tout aussi particulière à ceux qui existent déjà.

Car notre développement ne doit pas conduire à créer un Palaiseau du Plateau et un Palaiseau de la Vallée. Un Palaiseau qui serait tourné vers l'avenir et un autre qui devrait se contenter de ce qu'il a déjà.

Il faut que le développement de notre ville profite à tous ses quartiers et à tous ses habitants, pour qu’ils bénéficient tous d’une ville moderne, intelligente et durable.

Cela passe notamment par une action particulière en matière de transports.

Il y a tout d’abord l’urgente modernisation du REB B. Sur ce point les choses avancent. La modernisation est d’ores et déjà engagée par le STIF, et c’est même l’un de ses principaux chevaux de bataille. Chère Valérie, tu te mobilises depuis des années pour la modernisation du RER B Sud, et le schéma directeur qu’a adopté la STIF offrira aux voyageurs plus de confort, plus de sécurité et plus de ponctualité.

Il y a aussi la question des bus, qui sont essentiels pour les déplacements entre les villes et entre les quartiers. Je plaide notamment pour le renforcement et la restructuration des cadences sur certaines lignes: en particulier la 14, la 91-06 et le Noctilien 122 dont il faut doubler la fréquence. Je pense également à la ligne 1, pour laquelle nous devons adapter le gabarit des bus aux rues étroites de Lozère.

Je profite de la présence de notre présidente de Région pour souligner l’excellent travail que nous conduisons avec ses équipes sur ces dossiers-là. Le Plan Bus que lance la Région cette année est pour nous un formidable espoir de voir nos propositions aboutir.

En ce qui concerne les déplacements en voiture, la nouveauté cette année concernera Lozère, qui sera le premier quartier à expérimenter la mise en zone 30 des voies de circulation communales.

Passer en zone 30, c’est certes augmenter ses trajets quotidiens de quelques secondes, mais c’est surtout tripler les chances de survie d’un piéton en cas d’accident de la route. C’est d’ailleurs ce que le conseil de quartier a très bien compris, lui qui a soutenu puis porté avec nous ce projet.

Nos routes ont par ailleurs besoin d’être régulièrement remises à neuf. L’année 2016 a permis de finaliser la requalification de l’avenue des Alliés, de procéder à la réfection de la rue Sully Prud’homme ou encore du Boulevard de Palaiseau.

Cette année bien sûr nous poursuivrons ce programme dans tous les quartiers de la ville, en commençant par le boulevard Bara pour une première réfection.  

L’année 2017 devrait enfin permettre d’avancer sur différentes actions telles que l’auto-partage, le vélo-partage ou encore les liaisons plateau-vallée. Nous travaillons depuis plusieurs mois en étroite collaboration avec la communauté d’agglomération pour aboutir à une solution plus que nécessaire !

Je pensais donc à la question des transports, mais également à celle de la transition énergétique.

Certains Palaisiens se sont engagés lors de la COP21, et un membre du conseil municipal, Yves Marignac, au titre de son engagement associatif a eu l’occasion de s’exprimer en décembre 2015 devant les 196 pays réunis à cette occasion, au nom des organismes de recherche et d’expertise indépendants.

C’est une fierté pour la ville. Mais la lutte contre le changement climatique n’aurait pas de sens sans une mobilisation à tous les échelons pour faire bouger les lignes.

C’est pourquoi nous allons engager dès les prochains mois, et sur plusieurs années, un grand plan d’amélioration thermique de nos bâtiments. Nous viserons en priorité les équipements sportifs et les écoles. Ce sera un plan inédit, à la hauteur des enjeux climatiques que connait notre planète.

Nous allons également nous mobiliser cette année en faveur de la qualité de l’air, et sur ce sujet   aussi le Conseil régional va nous aider de manière très concrète. Tous les foyers essonniens qui se chauffent avec une chaudière à bois pourront ainsi bénéficier d’une aide de 1000 € s’ils s’engagent à la remplacer par un équipement plus performant et moins polluant.

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Penser le développement de la ville, c’est aussi prendre en considération les attentes propres à chaque quartier. Et je sais qu’elles sont nombreuses.

Le centre-ville connait par exemple des problèmes de stationnement depuis de nombreuses années.

Ce n’est pas pour autant une raison pour s’y habituer, c’est une situation pénible pour tous. Avec le projet urbain que nous vous proposerons cette année pour la rue Tronchet, qui comprendra un parking souterrain public, nous réglerons une partie de ce problème.

En attendant, nos ASVP sont mobilisés sur le terrain et ils n’hésitent pas à verbaliser les stationnements irréguliers, qui empêchent les Palaisiens de pouvoir faire leurs courses chez nos commerçants.  

Au Pileu, c’est le manque de professionnels médicaux qui est une préoccupation pour les habitants, en particulier pour les personnes âgées.

Il faut leur apporter des réponses. Nous avons donc organisé l’année dernière les Etats-Généraux de la santé. Et nous avons saisi les services de l’Etat, pour qu’ils nous autorisent à prendre des mesures incitatives en faveur de l’installation des médecins.

À Gallieni, voilà bientôt une dizaine d’années que les habitants attendaient la pose d’une barrière à l’entrée de la résidence. Pour se sentir un peu plus chez eux, et un peu plus en sécurité.

Après plusieurs mois de travail avec le bailleur et avec l’Amicale de locataires, ce sera chose faite d’ici le mois prochain. Plus généralement, grâce à la nouvelle agglomération de Paris-Saclay, un financement spécifique sera fléché sur les anciens quartiers en Politique de la Ville : le Clos du Pileu, les Larris, Unna, Fourcherolles, pour ne citer qu’eux.

À Lozère, c’est le souvenir des inondations du printemps dernier qui préoccupe à juste titre certains habitants.

Avec mes collègues Maires des communes touchées, nous avons demandé dès le lendemain au SIAHVY que toute la lumière soit faite sur la chronologie de cette catastrophe et les raisons du manque d’informations qui nous sont parvenues. Un cabinet indépendant a été mandaté, nous avons également proposé que nos communes soient mises à contribution si cela peut permettre de financer un vrai plan d’investissement.

Et nous avons demandé que des mesures concrètes soient prises pour améliorer l’information des habitants lors de ce type d’évènement. Le SIAVHY organisera une réunion publique ces prochains mois pour faire le point avec vous sur ces sujets.

À Camille Claudel enfin, je sais les attentes des habitants qui viennent d’emménager.   

L’une d’entre elles concerne le stationnement : après le petit parking en face de la pharmacie, nous apporterons une deuxième réponse au printemps prochain, avec l’ouverture d’un second parking de 80 places à l’arrière de la piscine.

Une autre concerne la propreté des espaces publics. J’ai bien conscience des problèmes liés aux dépôts sauvages, aux poubelles qui débordent ou aux déjections canines. Nous avons donc augmenté le nombre de passage des équipes de propreté, et une grande campagne de communication sera programmée cette année, pour en appeler au civisme de tous.

Sur tous ces sujets d’espace public, n’hésitez pas à solliciter la direction de la proximité, qui intervient immédiatement dans la journée pour régler ce type de nuisances. Elle est en lien direct avec vous grâce à l’application pour smartphone TellMyCity qui a été lancée l’année dernière. Si vous ne l’avez pas encore installée, je vous invite à la télécharger : elle est gratuite !

Malheureusement, des choses gratuites, il n’y en a pas beaucoup ! Et pour embellir et développer notre ville, l’argent reste généralement le nerf de la guerre...  

Vous m’entendez souvent évoquer les questions financières. Sachez que je n’en parle pas par obsession ou par idéologie. J’en parle tout simplement parce qu’il en va de notre capacité à demeurer libres de nos choix.

Durant des années, la mairie a vécu au-dessus de ses moyens, ce qui a fragilisé durablement notre situation budgétaire.

Quand nous avons repris en main les affaires municipales il y a bientôt trois ans, la Chambre régionale des comptes qualifiait ce contexte de « préoccupant ». Quant aux banques, elles avaient classé Palaiseau dans leur liste rouge, et ne voulaient plus nous prêter.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

La situation n’est pas encore au vert, mais nous avons inversé la dynamique. Nous avons retrouvé la confiance de nos prêteurs, et ce sont eux qui viennent désormais me voir pour nous proposer des financements.

Pour y parvenir, nous avons appliqué une méthode très simple : sous l’autorité de Madame la Directrice générale des services, et avec le concours précieux de ses équipes et de l’ensemble des agents municipaux, nous avons supprimé toutes les dépenses qui ne servent pas directement les intérêts des Palaisiens :

  • les dépenses de communication ? Nous les avons baissées d’un tiers, c’est-à-dire une réduction de 100 000 euros chaque année ;
  • la consommation de papier ? Nous avons économisé l’an dernier pas moins de 500 000 feuilles ;
  • le nombre de collaborateurs qui m’entourent ? Je l’ai divisé par 2, dès le début du mandat ;
  • quant au coût de cette cérémonie des vœux, il est également en baisse depuis 2014.

Voilà quelques exemples, les plus symboliques sans doute. Je voudrais préciser que ces efforts de gestion ont été conduits avec l’objectif de maintenir la qualité des services publics et nous y sommes parvenus. Pas plus tard qu’hier, nous avons ainsi appris la reconduction de notre label Qualiville, qui est attribué par un organisme indépendant à seulement une cinquantaine de communes en France.

Ce label témoigne aussi du professionnalisme et de la qualité du travail de nos agents municipaux, je tiens à le souligner et à les en remercier une fois de plus.

Ces efforts de gestion, nous les poursuivrons cette année. Car on n’assainit pas nos finances pour le plaisir : on assainit pour ne pas augmenter les impôts, et pour investir. On assainit pour engager des actions nouvelles et pour construire de nouveaux équipements. Et ce dans tous les domaines de l’action municipale, dont quatre en particulier dont je voudrais vous parler: les enfants, première de nos priorités, la sécurité, la culture et le sport.

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Pour nos écoles, nous avons mis au point un grand plan d’investissement de 5 millions d’euros. Pour les rénover et pour les moderniser, car nos bâtiments scolaires ont vieilli au fil des années sans faire l’objet des travaux nécessaires.


Je voudrais d’ailleurs remercier une fois de plus le Conseil départemental, cher François, sans lequel ce plan n’aurait pu voir le jour, en tout cas pas dans ces proportions.

Après la pose d’une sur-toiture à Joliot-Curie, après le remplacement des menuiseries extérieures de Roger Ferdinand et de Wallon maternelle, après l’installation durant ces dernières vacances de Noël d’une VMC à Tailhan pour lutter contre des moisissures, l’année 2017 va nous permettre de monter encore en  puissance. Cette année, nos interventions porteront notamment sur les bâtiments de l’école Vaillant, de Wallon et de Langevin.  

Ces travaux sont essentiels pour le quotidien des enfants et celui des enseignants.

Ils seront bien sûr complétés par le grand chantier issu du rapprochement des écoles du centre-ville, qui permettra de nous doter d’une école plus moderne et plus adaptée au rythme d’apprentissage des enfants.

C’est un projet que nous menons en étroite collaboration avec l’Education Nationale et en concertation avec les parents d’élèves depuis maintenant dix-huit mois. Il verra donc le jour en septembre prochain, au terme de travaux conséquents : pas moins d’un million d’euros.

Parce que nous avons assaini nos finances, nous avons pu également maintenir les classes de découvertes pour toutes nos écoles élémentaires, et engager des actions nouvelles à destination des enfants.

Nous avons proposé aux CE2 et aux CM2 de passer leur permis-piétons et leur permis internet. Et nous avons conçu un plan de réussite éducative qui nous permet de renforcer l’accompagnement des enfants une fois la journée d’école terminée : d’une part en recrutant 10 jeunes en service civique pour renforcer les équipes de soutien scolaire de la Pause Cartable, d’autre part en proposant désormais aux élèves des études par petits groupes de 15 au lieu de 25 .

Ce plan est clairement inédit dans le département, nous pouvons en être fiers.

Et parce qu’avant d’être à l’école nos enfants ont besoin de places en crèche nous avons également renforcé nos politiques en matière de petite enfance.  

L’année dernière, nous avons réservé quinze places dans une crèche privée à Camille Claudel et engagé de gros travaux à la crèche municipale de Lozère, totalement rénovée et agrandie de cinq berceaux.

Cette année ce sont six places qui seront réservées par la ville dans une nouvelle structure du quartier de l’ancienne gare militaire, et une autre crèche privée verra le jour dans la zone d’activité des Glaises.

2e priorité de notre action : votre tranquillité

Nous avons fait de la sécurité une priorité, conformément aux engagements qui étaient les miens, et je l’assume pleinement. Il était temps que la ville s’occupe de ces questions.

Nous avons donc conçu de manière pragmatique une nouvelle politique de sécurité.

Nous avons créé un conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance. Il se réunit régulièrement en présence de l’Etat (c’est-à-dire le Préfet et le Procureur de la République), et des acteurs impliqués sur le terrain – les bailleurs, les associations, les membres de la communauté éducative, les collectivités, etc. Après avoir établi un diagnostic, le CSLPD a défini une stratégie et un plan d’actions en 24 points qui vont nous permettre de travailler de manière coordonnée.

La police municipale est également pleinement opérationnelle. Elle s’est professionnalisée, avec des effectifs renforcés et des horaires étendus.

J’en profite ici pour remercier l’ensemble de nos policiers municipaux, car ils font un travail remarquable sur le terrain. Un travail pas toujours facile quand il s’agit de faire respecter les règles du vivre ensemble, mais un travail indispensable.     

Il faut cependant aujourd’hui aller plus loin. Pour protéger mieux encore les Palaisiens et protéger nos policiers eux-mêmes, deux actions seront engagées cette année :

Première mesure : nous déploierons dès le premier trimestre un dispositif de vidéo-protection dans plusieurs endroits de la ville.

Ces caméras seront un moyen de dissuasion, et à défaut, faciliteront les enquêtes de police. Elles constitueront un outil rassurant pour tous les habitants. Elles seront financées à hauteur de 60% par l’Etat et par le Conseil régional, qui s’investit désormais sur ces questions. La première a été posée il y a quelques semaines, et le déploiement se poursuit.

Deuxième mesure : nous compléterons dès cette année l’équipement de la police municipale pour permettre à ses agents de porter une arme.

Pour faire face sur le terrain à toutes les formes de délinquance, et en particulier à une délinquance de plus en plus violente, nos policiers municipaux ont besoin de cet équipement.

Ils en ont d’autant plus besoin dans la période actuelle, marquée par le risque d’attentats, dont ils sont eux-mêmes des cibles privilégiées.

Pour ces raisons, et avec le soutien de l’Etat, j’ai donc pris la décision d’armer nos policiers municipaux, des policiers qui seront spécialement formés et entraînés pour cela.

 

3e domaine dans lequel Palaiseau porte un projet ambitieux : la culture

Dans le champ culturel également, Palaiseau a pu continuer à investir massivement, alors que des milliers de communes en France sont contraintes de stopper ou de reporter leurs projets. En 2016 nous avons ainsi inauguré deux équipements majeurs pour le territoire :

La nouvelle Maison des jeunes et de la culture tout d’abord, l’Arlésienne de Palaiseau que ses 1800 adhérents n’osaient plus espérer.  

Grâce au soutien renouvelé de la ville, mais aussi grâce au conseil régional, nous sommes parvenus à mobiliser les financements nécessaires. La MJC a maintenant des locaux à la hauteur de son action et de ses ambitions. Son inauguration à l’automne dernier était chaleureuse et conviviale, conforme à l’esprit des lieux et à celui de ses dirigeants...

Nous avons également inauguré en septembre un autre équipement qui était particulièrement attendu, je veux bien entendu parler du Théâtre de la Passerelle

Palaiseau a désormais un théâtre digne de ce nom, capable d’accueillir dans les meilleures conditions des évènements de grande qualité. Il a d’ores et déjà trouvé sa place dans la vie culturelle palaisienne et a su très vite trouver son public : tous les spectacles ont fait salle comble depuis son ouverture !

L’année 2016 fut donc particulièrement culturelle ; et loin de nous arrêter là, je tenais à vous dire que 2017 le serait aussi :

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Car 2017 sera cruciale pour un autre très grand projet, celui du nouveau conservatoire de musique.

Je dis très grand parce que lui aussi est attendu depuis plusieurs années, et surtout parce que nous avons la chance d’avoir un conservatoire de grande qualité, qui rayonne sur l’ensemble du territoire.

Depuis deux ans, avec la communauté d’agglomération et avec l’association Arpège, nous étudions toutes les possibilités pour pouvoir réaliser cet investissement durant le mandat.

Cher Michel, nous avons beaucoup travaillé sur ce projet tous les deux et nous savons toi et moi que notre conservatoire intercommunal mérite un site à sa dimension.

Aujourd’hui je crois pouvoir dire, à tous les amoureux du conservatoire, que 2017 sera pour ce projet une année charnière.

Palaiseau va donc continuer à s’engager pour la vie culturelle, car nous croyons à la culture comme vecteur d’épanouissement individuel et collectif, comme créateur de lien et de citoyenneté. C’est aussi ça qui fait l’identité de notre ville.


Et je suis  fier ainsi de poursuivre le travail de mes prédécesseurs qui ont tous œuvré en ce sens, quelles que furent leurs appartenances politiques. Je pense notamment à notre ancien Maire Jean Pacilly, qui nous a quittés en septembre dernier et qui a fait beaucoup pour la vie culturelle durant ses vingt-quatre années de mandat.

Je pense également à celle qui fut longtemps son adjointe, Janine Ballini, qui s’est également éteinte en septembre. Ainsi qu’à mon compagnon de route Bernard Vidal qui est décédé le jour de Noël, et qui fut adjoint chargé du sport, de la jeunesse et des maisons de quartier aux côtés de Jacques Allain.


Chacun à leur manière, tous les trois se sont particulièrement investis dans la vie palaisienne, et ils l’ont fait pour partie dans le domaine du sport.   

 

Le sport, c’est le quatrième champ d’action que je souhaitais aborder aujourd’hui avec vous.  


J’ai déjà eu l’occasion d’en parler à plusieurs reprises, donc je serai bref.  

La ville a tenu à renouveler son soutien à l’ensemble des associations sportives : cette année comme les précédentes, ce sont plus de 500 000 euros qui leur seront versés. La ville poursuit également un programme de rénovation des équipements : l’année dernière a permis notamment l’installation d’un bardage à Jesse Owens et la création d’un club house pour les joueurs de pétanque.

Mais il faut aujourd’hui aller plus loin si nous voulons répondre aux attentes de tous les sportifs Palaisiens, qui sont de plus en plus nombreux.  

En lien avec l’USP et les clubs concernés, nous avons donc décidé de construire un nouvel équipement sportif sur le Plateau, en face de l’actuel Gymnase Castaing.

Les travaux devraient débuter dès cette année. Cet investissement de plus de 4 M€ est important pour le territoire : vous imaginez bien qu’on ne construit pas 2700 m2 de surfaces dédiées au sport tous les ans !


Nouvelles installations sportives, nouvelle politique de sécurité, nouvelle école, nouveau parking, nouveau conservatoire, nouveau quartier: dans tous ces domaines, c'est parce que nous gérons les finances de manière responsable que nous serons capables d’avancer en 2017.

 

Dans tous ces domaines et dans un autre aussi, plus léger mais tout aussi essentiel, je veux parler des événements festifs et conviviaux qui nous rassemblent tout le long de l’année.    


Ces évènements sont le fruit de partenariats entre la commune et plusieurs acteurs de la vie locale.

Je pense bien sûr aux commerçants, qui font preuve d’inventivité et de dynamisme pour animer la ville tout au long de l’année. De notre côté, nous cherchons à créer des conditions favorables au développement de leur activité : le kiosque à journaux qui a ouvert il y a quelques mois place de la Victoire, le marché que nous organisons deux fois par semaine place des Causeuses à Camille Claudel, le combat que nous menons pour maintenir ouverte la Poste de Lozère, toutes ces actions vont dans ce sens !

Je pense également aux nombreuses associations, très actives à Palaiseau. Nous inaugurerons d’ailleurs dans quelques semaines leur nouvelle Maison, rue du Mont.

Et je pense aussi aux habitants eux-mêmes, à vous chers Palaisiens, qui investissez par exemple les rues et les cours chaque printemps pour la Fête des Voisins.

La ville elle aussi prend toute sa part à ces animations et nous renforcerons encore nos actions cette année.

Avec la Fête de la Musique tout d’abord, dont nous avons organisé la 1re édition l’année dernière. Forts de l’expérience de 2016, nous pourrons donner encore plus d’ampleur à cette fête l’été prochain.   

Et puis vous pourrez profiter cette année d’un nouvel évènement dès les premiers jours de juillet, qui sera placé sous le signe de la détente. La détente en plein air, la détente sportive, la détente loisirs : durant une quinzaine de jours, Palaiseau va vibrer au rythme... de la plage. Mais je ne vous en dis pas plus ce matin !

Renforcer l’animation de notre ville fera donc partie des grands enjeux de cette année 2017, et j’espère que ces deux évènements y contribueront.

 

Car des villes paisibles, des villes durables, des villes prospères, la France heureusement en compte beaucoup. Mais sont-elles pour autant vivantes, solidaires, ouvertes sur les autres et sur le monde... ?

Chères Palaisiennes, Chers Palaisiens,

C’est peut-être là le vœu essentiel que je formule pour Palaiseau.

C’est que notre ville sache rester elle-même et en même temps avancer.

C’est qu’elle sache, tout simplement, conserver son authenticité et sa convivialité.

Au nom du conseil municipal, au nom des élus qui m’entourent et qui ne comptent ni leur temps ni leur énergie pour répondre à vos attentes, je souhaite à chacune et chacun d’entre vous une très belle année 2017. Que celle-ci vous comble au-delà de vos espérances, et vous permette de conduire à bien les projets qui vous tiennent à cœur.

Je vous remercie.

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