Voeux à la population : discours de M. le Maire

Retrouvez le discours de Grégoire de Lasteyrie, maire de Palaiseau, à l'occasion des vœux à la population, samedi 9 janvier, place de la Victoire.

Retrouvez les photos des vœux sur facebook.

Monsieur le Sénateur-Maire,
Mesdames les vice-Présidentes du conseil départemental,
Messieurs les conseillers départementaux,
Mesdames et Messieurs les Maires,
Monsieur le Président de la Communauté Paris-Saclay,
Monsieur le Commissaire de Police,
Mesdames et Messieurs les représentants d’association, les acteurs éducatifs, les chefs d’entreprise,

Chères Palaisiennes, Chers Palaisiens,

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C’est un réel plaisir pour moi de vous retrouver aujourd’hui pour débuter ensemble cette nouvelle année.

Les grands moments de retrouvailles et de partage que sont les cérémonies de vœux sont essentiels dans la vie d’une commune.

C’est pourquoi nous avons tenu à inviter désormais l’ensemble de la population palaisienne – j’y tenais particulièrement et je vous remercie d’être venus aussi nombreux.

C’est dans cet esprit aussi que nous prolongerons notre échange dans un instant autour d’un banquet convivial.

L’année dernière, nous n’avions pu nous retrouver. J’avais préféré annuler la cérémonie des vœux qui devait avoir lieu quelques heures après les attentats de Charlie Hebdo, en solidarité avec les victimes des attaques terroristes dont nous étions la cible.

Ces attentats emportèrent la vie de 17 de nos compatriotes, abattus froidement pour ce qu’ils représentaient aux yeux de leurs assassins : la liberté de la presse et d’opinion, l’autorité de l’Etat et la religion juive.

Onze mois plus tard, le 13 novembre dernier, une bande de barbares s’attaquaient cette fois à la foule anonyme de Paris, tuant ou blessant près de 500 personnes.

Ils agissaient, eux aussi, pour le compte d’une idéologie totalitaire et nihiliste, étrangère à la religion qu’ils prétendent servir. On ne le rappellera jamais assez.

Je veux redire ici notre pleine compassion à l’endroit des familles qui ont perdu un des leurs durant ces attaques.

Redire également, en votre nom, toute notre considération pour l’ensemble des forces de sécurité qui agissent au quotidien pour notre protection.

Redire enfin avec force combien nous avons l’impérieux devoir d’éviter deux écueils :

le premier est celui de la division : c’est l’un des objectifs recherchés par nos ennemis djihadistes. Nous ne devons pas leur donner raison, et afficher au contraire l’unité de la communauté nationale, au-delà des origines et des religions de chacun ;

le second écueil est celui du déni. la France a aujourd’hui des ennemis déclarés qui veulent détruire ce qu’elle incarne. A nous d’en prendre conscience et d’y apporter des réponses adaptées, avec toute la force et l’engagement nécessaires.

Le 13 novembre dernier, la France a perdu le droit à l’insouciance.

Elle entre aujourd’hui dans une ère incertaine, qui exigera de nous courage, lucidité et responsabilité.

C’est un défi que notre pays devra relever, sous l’autorité du Président de la République et du Gouvernement.

Mais si l’Etat fixe le cap, je sais que nos communes possèdent les principaux ressorts pour y parvenir.

Car c’est au sein de nos villes que se tissent les solidarités du quotidien, au sein de nos écoles que se transmettent les valeurs de la République, aux quatre coins de nos rues que se construit ce si précieux vivre-ensemble.

C’est dans cet esprit que nous remettrons tout-à-l’heure la médaille de la Ville à des citoyens engagés au service de la collectivité.

Chacun dans leur domaine, ils ont œuvré et continuent à œuvrer pour apporter aux autres ces petits suppléments de vie qui font l’âme d’une Commune. Ils méritent à ce titre notre reconnaissance, j’y reviendrai tout à l’heure.

Retrouver les ressorts d’une citoyenneté active et partagée, ce sera donc notre principal défi collectif pour les prochains mois ; mais ça ne sera pas le seul.

Car notre époque est à la charnière entre deux mondes. Un monde qui s’éteint, parfois progressivement parfois brutalement, et un autre que nous avons le devoir d’imaginer. Cela nous concerne tous, collectivement et individuellement.

Pour y parvenir, nous devrons continuer à nous adapter.

S’adapter ne signifie pas faire table rase du passé, détruire ce qui fonctionne ou renoncer à ce qui fait notre singularité.

S’adapter, c’est ne pas subir, ne pas vivre ces mutations comme une contrainte mais comme des opportunités.

C’est sur cette conviction que nous avons choisi de piloter l’action municipale.

Ceux qui prétendent que l’on pourrait poursuivre comme avant, les chantres du « toujours plus de dépenses » financées par « toujours plus de dette », ceux-là font fausse route, aveuglés par de vieilles lunes.

Palaiseau prend au contraire un tout autre chemin.

Celui d’une ville moderne et à la pointe dans bien des domaines.

Celui d’une ville forte d’une gestion assainie et d’une administration efficace.

Celui d’une ville capable de répondre à vos besoins, sans préempter pour autant ceux des générations futures. Nous nous attachons à travailler en ce sens depuis bientôt deux ans et des bases solides ont ainsi été posées.

Le redressement financier est d’ores et déjà amorcé.

L’exercice n’est pas simple, et de nombreuses communes ont d’ailleurs dû se résigner à augmenter les taux de la taxe d’habitation et de de la taxe foncière pour boucler leur budget. Comme vous le savez, ce n’est pas le cas de Palaiseau, où nous mettons tout en œuvre pour ne pas augmenter vos impôts.

C’est d’autant plus difficile que nous devons supporter un emprunt toxique contracté il y a plusieurs années, vendu à la ville par la banque Dexia. Un emprunt que nous sommes contraints de rembourser à un taux insupportable qui dépasse les 20%.

Je peux vous dire que je travaille depuis le début de ce mandat sur ce dossier. Nous avons attaqué la banque Dexia devant la juridiction compétente quelques semaines après le début de mon mandat. Mais quand bien-même nous aurions gain de cause, la condamnation n’interviendra pas avant plusieurs années.

En attendant, il faut bien trouver des solutions...

Il est clair que la diminution historique, historique et brutale, des dotations que nous verse l’Etat rend la situation intenable.

Personne ne conteste la nécessité de réduire les dépenses publiques et il est bien normal que les collectivités locales participent à cet effort. Mais le calendrier que nous impose le gouvernement pour absorber l’ampleur de cette baisse est tout simplement délirant. En trois ans, l’Etat réduit de moitié sa dotation à Palaiseau, passant de 6Meuros à 3Meuros.

Pour relever le défi malgré tout, nous avons fait le choix à Palaiseau de repenser notre action en se fixant deux objectifs : la performance et la proximité.

La performance, tout d’abord.

Cela se traduit par la réorganisation de nos services, l’optimisation de nos achats, la rationalisation de nos missions. Depuis deux ans, nous dégageons ainsi les marges de manœuvre nécessaires pour équilibrer le budget, sans rogner sur la qualité des services publics. Equilibrer le budget, c’est-à-dire trouver chaque année un nouveau million d’euros d’économies pour compenser ce que l’Etat nous retire.

Au chapitre des économies déjà réalisées, par exemple la réduction du budget communication de la ville : le Palaiseau Magasine coute bien moins cher qu’auparavant, tout comme la cérémonie des vœux.

La scène que vous voyez nous coûte zéro euro car elle appartient à la ville, et la tartiflette qui vous sera servie dans un instant n’est rien comparée aux petits fours du passé.

Ces économies sont possibles grâce à l’engagement et au professionnalisme de nos agents communaux. Je veux les saluer et les remercier ce matin devant vous, et en particulier la directrice générale des services Florence Baco-Ambrass.

Fournir une qualité de service avec moins de ressources, ce n’est pas qu’un souhait, c’est une nécessité. Chacun dans leur métier, chacun dans leurs services, je sais que nos agents municipaux ont pris la pleine mesure de cet impératif.

Le second objectif, la proximité, constitue à mes yeux l’ADN de ce que doit être notre commune.

Nous faisons donc en sorte de rapprocher au maximum les élus de la population.

Avec les « Cafés du Maire » par exemple, que j’organise régulièrement près de chez vous, pour répondre aux questions que vous vous posez.

Nous organisons aussi des rencontres spécifiques, avec ceux qui nous rejoignent dans le nouveau Quartier Camille Claudel, pour les accompagner dans leurs premiers pas de Palaisiens.

Les services municipaux eux aussi doivent être plus proches de vous.

Nous avons donc regroupé ceux dont vous avez besoin le plus régulièrement au sein d’un accueil commun, à l’intérieur de l’Hôtel-de-Ville.

Nous avons aussi mis en place une direction de la proximité, pour apporter à vos soucis du quotidien des réponses précises et rapides. Et je salue Serge LAGEMI qui en a la charge. D’ici quelques semaines, vous pourrez par ailleurs bénéficier d’un service supplémentaire: une application numérique sur vos smartphones, qui vous permettra de nous informer en temps réel de tel ou tel problème rencontré dans la ville, afin que nous y répondions au plus vite.

La proximité, c’est également vous faire confiance. Faire confiance aux initiatives que vous prenez, et aux projets que vous portez.

Je pense notamment aux conseils de quartier -dont je salue les représentants ce matin - que nous avons réformés en ce sens. Ils sont désormais plus autonomes et dotés de plus de responsabilités. Ils disposent ainsi d’un budget d’investissement de 50 000 euros pour financer leurs actions.

C’est notamment grâce à ce budget que vous verrez fleurir au printemps, dans les squares des différents quartiers, des tables de jeux d’échecs, de dames, de l’oie ou de petits chevaux...

Tout comme vous verrez des plaques patrimoniales qui mettront en valeur notre patrimoine naturel et bâti, qui seront posées dans plusieurs secteurs de la ville. Je remercie d’ailleurs ADPP et Mémoire de Lozère, entre autres, qui ont grandement participé à ces projets. Cette nouveauté de 2015, qui a rencontré un franc succès, sera bien entendu poursuivie cette année.

Je pense également au tissu associatif, qui est très actif dans notre ville, et dans tous les domaines.

Notre devoir est d’accompagner leur dynamisme, de leur apporter une aide financière ou un soutien technique. Nous venons donc en appui de leurs initiatives, pour leur permettre de se développer, de monter des opérations, d’organiser des évènements.

J’ai en tête de nombreux exemples, comme la « Fête du Jeu » de la ludothèque en avril ou les Guinguettes au mois de juin. Mais aussi des opérations plus ponctuelles, comme la Journée nationale du commerce de proximité organisée cette année par l’Essor Palaisien, ou la journée d’hommage à Jacques Audiberti en partenariat là aussi avec Mémoire de Lozère.

Des actions plus proches de vous, enfin ce sont des actions plus transparentes. 

C’est le choix que nous avons fait cette année pour l’attribution des places en crèche. Et c’est ce que nous ferons à partir de 2016 pour l’attribution des logements sociaux.

L’attribution des logements sociaux à Palaiseau est d’une difficulté croissante : pour plus de 1000 familles demandeurs de logement, à peine 50 sont disponibles en moyenne sur le contingent Mairie lors d’une année.

Désormais, les logements comme les places en crèches seront attribués sur la base de dossiers anonymisés et jugés sur un système de points, en fonction de critères objectifs et connus de tous.

C’est une pratique moderne que je souhaitais mettre en place, garante de justice sociale pour tous.

Le redressement n’est pas simple, enfin, car l’Etat se désengage lui-même d’un certain nombre de politiques, et en particulier celles qui concernent le champ de la solidarité.

Je pense notamment à la politique sociale de la Ville. Vous le savez sans doute, nous sommes privés depuis maintenant deux ans de ces crédits spécifiques.

Malgré le retrait de l’Etat, nous avons cependant fait le choix de poursuivre les actions et de les financer avec notre propre budget.

Mieux que simplement les poursuivre, nous les avons même renforcées :

par exemple dans le secteur de Gallieni, où nous avons décidé de redynamiser la structure de quartier qui était en sommeil. Une structure tellement utile pour les familles du quartier...

Aujourd’hui, chaque semaine, nous y organisons des activités de lecture, des animations périscolaires, y compris le samedi après-midi et le vendredi soir.

On y propose également du soutien scolaire et bientôt, d’ici quelques mois, des cours d’alphabétisation en partenariat avec l’association Dire-Lire.

Ces actions s’intègrent d’ailleurs dans le cadre d’un plan éducatif territorial ambitieux (un PEDT), que nous avons mis au point après plusieurs mois de concertation avec les parents d’élèves. Il met l’accent en effet sur le soutien à la parentalité et sur l’accompagnement à la scolarité. Deux axes forts de notre politique, pour lesquels nous renforcerons nos actions, avec ou sans le soutien financier des autorités nationales.

J’en profite pour saluer ici la réussite de plusieurs dispositifs qui existent aujourd’hui.

Ils sont parfois pilotés par la commune (comme la « Pause Cartable » ou « Le coin de la petite famille » au centre social).

Ou gérés directement par des associations, telles que « Satellite » ou « La Pause des parents ».

Je voudrais citer également une démarche que nous avons initiée cette année pour les jeunes diplômés issus de milieux défavorisés. Pour eux il n’est pas toujours simple de trouver un emploi stable à la sortie de l’université. Alors nous avons noué un partenariat avec l’association « Nos Quartiers ont des Talents » qui les accompagne dans les premiers pas de leur vie professionnelle. Nous avons ainsi suivi en 2015 une dizaine de jeunes Palaisiens grâce à ce dispositif : quatre d’entre eux sont d’ores-et-déjà embauchés !

Ces actions sont essentielles car je ne veux pas faire reposer sur les plus fragiles la remise en ordre de nos finances.

Ces jeunes, ces familles, ont besoin de la commune dans leur quotidien et pour leur avenir.

C’est une responsabilité que nous assumerons pleinement.

Nos politiques de solidarité seront donc préservées.

Ce fut d’ailleurs un de nos investissement cette année, au travers de la nouvelle maison des solidarités, avenue de Stalingrad, qui regroupe désormais tous les acteurs de la cohésion sociale, en lieu et place de l’ancien Commissariat.

Préserver nos investissements, c’est aussi le but du redressement budgétaire que nous avons entrepris. Palaiseau n’a pas suffisamment investi ces dernières années. Dès lors nos bâtiments ont vieilli, certains de nos équipements se sont dégradés. C’est pourquoi nous devons impérativement retrouver des marges de manœuvre et mobiliser nos ressources pour investir.

2016 sera à cet égard une année cruciale.

Ce sera le cas notamment pour l’entretien de nos 83 kilomètres de voirie.

Pour des opérations d’envergure, comme ce fut le cas cette année dans l’impasse de la Cerisaie, dans la rue de Paris ou encore avenue des Alliés. Ou pour des réfections parfois moins visibles mais tout aussi utiles, je pense en particulier aux allées du cimetière, ou encore aux escaliers de la rue du Mont, de la voie du Panorama ou du sentier des Vignes.

Nous réaffirmerons cet objectif cette année, et engagerons donc à nouveau plus d’1M€ d’investissement pour l’entretien de nos rues. Des rues que je veux plus propres, plus belles, plus fleuries. C’est un travail de chaque instant, qui prendra du temps. Mais avec une bonne dose de courage et de détermination, je sais que nous y parviendrons.

2016 marquera aussi le début d’un grand plan d’investissement pour la rénovation de nos écoles, financé avec le soutien du conseil départemental.

Ce plan s’étalera sur plusieurs années et permettra aussi de renforcer leur performance énergétique et leur accessibilité aux personnes à mobilité réduite.

Nous débuterons dès cet été par l’école Roger Ferdinand et la maternelle Henri Wallon, avec le remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures.

En parallèle, nous engageons des études avancées pour remédier à la situation catastrophique du groupe scolaire Joliot-Curie.

Déjà cet été nous avons refait les toitures de l’établissement. Vous rendez-vous compte, depuis plusieurs années, il pleuvait dans certaines des classes de Joliot-Curie les jours de grosses averses ! Nos enfants doivent bénéficier des meilleures conditions pour apprendre et se former.

Il faudra faire plus, j’en ai conscience. Mais nous avançons. Y compris dans notre soutien aux actions pédagogiques, comme les classes de découverte pour les CM2 que nous avons préservées.

Je pense aussi à d’autres actions que nous allons entreprendre, comme le permis-piéton pour les CE2 et le permis Internet pour les CM2. Ils seront proposés dans toutes nos écoles dès cette année.

Pour la vie culturelle, 2016 sera également une année importante.

La salle des fêtes, complètement réhabilitée, sera à nouveau disponible à partir de l’automne prochain : c’est-à-dire pour le début d’une nouvelle saison culturelle que nous continuerons à enrichir et à diversifier.

Par ailleurs, la MJC ré-ouvrira ses portes, dans des bâtiments totalement rénovés et repensés après une année de travaux.

Ce chantier était attendu de longue date par les centaines de familles qui fréquentent les lieux : plus que quelques mois à attendre...

Nos équipements sportifs, eux non plus, ne seront pas en reste.

Tout le monde ne le sait pas forcément : nous avons à Palaiseau des sportifs de tous âges qui chaque année brillent sur les podiums nationaux, et même internationaux.

Par leurs performances, ils véhiculent aussi une image positive de notre ville ; il est donc normal que nous nous mobilisions pour les accompagner.

Ce sera particulièrement le cas cette année, puisque nous déciderons de la construction d’un nouveau gymnase dans le quartier Camille Claudel. Un projet de près de 5 millions d’euros sur lequel notre équipe travaille depuis plusieurs mois, avec les associations sportives bien entendu.

C’est un équipement dont nous avons besoin et que j’espère pouvoir vous présenter lors du prochain rendez-vous des Assises du Sport, que nous organiserons cette année dans la continuité des 3 premières rencontres de 2015.

Enfin, en matière de sécurité, nous continuerons à renforcer nos actions et à investir pour vous.

Nous avons d’ores-et-déjà posé les bases ces derniers mois, en réorganisant notre police municipale, en complétant ses effectifs, en modernisant son matériel. Avec les forces de police nationale, nous travaillons aujourd’hui main dans la main, aux termes d’un contrat que nous avons signé cette année en présence du Préfet.

La coordination de nos actions est en effet primordiale si nous voulons obtenir des résultats durables en termes de protection des biens et des personnes.

C’est également en étroite collaboration avec les équipes du commissaire de police Lionel VALENCE (que je salue et remercie pour sa présence à nos côtés) que nous sommes en train de constituer un conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance.

Et avec eux que nous travaillons au déploiement de la vidéo-protection, qui sera effectif dès le second semestre de cette année.

Education, culture, voirie, sports, sécurité : toutes ces actions doivent permettre d’améliorer encore notre qualité de vie.

Mais au-delà, elles conduisent également à renforcer notre attractivité pour séduire les ménages et les entreprises.

Vous le savez, notre territoire est appelé à devenir l’un des plus attractifs d’Ile-de-France, grâce notamment au dynamisme du Plateau de Saclay.

Peu de communes ont cette chance, peu de communes ont devant elles de telles perspectives.

Nous devons bien entendu nous saisir de cette opportunité, mais nous devons veiller aussi à maitriser ce développement, à le réguler, à garder la main sur les grandes orientations.

De ce point de vue, je peux vous dire que nous sommes plus forts aujourd’hui, plus armés et plus solides qu’il y a un an.

Nous sommes plus armés bien entendu grâce à la nouvelle agglomération que nous avons constituée avec notre voisine Europ’Essonne et les villes de Wissous et Verrières-le-Buisson.

La Communauté Paris-Saclay couvre un territoire qui sera demain parmi les plus compétitifs d’Europe.

Cette nouvelle structure doit nous offrir une vitrine institutionnelle et un puissant levier pour défendre nos intérêts auprès de l’Etat. Forte de ses 27 communes et de près de 300 000 habitants, notre agglomération est désormais pour être un partenaire à part entière des services de l’Etat. Pas un simple exécutant, mais un véritable partenaire.

En matière de transports aussi, nous avons marqué des points importants l’année dernière.

Je veux parler de la future ligne de métro automatique qui irriguera notre territoire d’ici 2024. Grâce à un amendement à la loi que j’ai poussé auprès des parlementaires, nous pouvons maintenant envisager une modification du schéma d’ensemble du Grand Paris Express.

Je sais que certains d’entre-vous sont contre cette ligne 18, l’enquête publique qui aura lieu au printemps prochain sera l’occasion pour les uns et les autres de donner leur avis sur la question.

Me concernant, si une ligne de métro devait passer devant le Quartier Camille Claudel, alors il serait inconcevable qu’il n’y ait pas une gare pour desservir le quartier.

Et je ne dois pas être le seul à le penser, vous avez été très nombreux à signer la pétition que nous avons initiée sur ce sujet, ce qui nous rend d’autant plus forts dans les négociations avec la Société du Grand Paris. Je veux vous en remercier.

Sur cette question des transports, qui est cruciale pour notre territoire et pour votre quotidien, vous pouvez compter sur ma détermination totale.

Désormais élu au sein du conseil régional, je pourrai porter haut et fort la parole de Palaiseau, et défendre avec encore plus de poids nos intérêts.

J’ai d’ailleurs déjà commencé avec un premier sujet important pour Palaiseau, et vital pour le quartier du Pileu : je veux parler de la ligne 15 du bus du réseau Mobicaps.

Son tracé a été modifié sans aucune concertation, de manière inadmissible.

Je me bats depuis maintenant deux mois pour mettre fin à cette situation et j’échangeais encore durant les congés de Noël avec la directrice du STIF à ce sujet.

Enfin, nous sommes sur le point d’obtenir des avancées significatives en ce qui concerne l’urbanisation du Plateau.

Aux côtés des associations de protection de l’environnement, nous avons proposé une réécriture du contrat de développement qui nous lie aux autres acteurs de l’aménagement.

L’objectif poursuivi reste le même: il s’agit de maîtriser l’urbanisation du plateau, et de la lier à l’arrivée des transports.

Nous attendons les conclusions de l’enquête publique, mais j’ai là aussi bon espoir que le bon sens l’emporte, pour que ce contrat soit plus équilibré qu’il ne l’était jusqu’à présent.

Le Plan Local d’Urbanisme, également, sera refondu.

Nous avons en effet engagé sa révision générale il y a quelques mois, afin de fixer les règles qui permettront de penser notre développement à l’horizon 2030. Tout en veillant à protéger nos espaces naturels, nos coteaux boisés et nos terres agricoles. Le PLU nous concerne tous, dans nos différents quartiers. L’année 2016 sera donc consacrée à une vaste concertation, pour que chacun puisse s’exprimer et contribue à dessiner le Palaiseau de demain.

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Chères Palaisiennes,

Chers Palaisiens,

Comme vous le voyez, l’année qui s’annonce sera une année d’action orientée sur différents fronts, qui conditionnent tous notre qualité de vie et la préparation de l’avenir.

Nous tournons ensemble la page d’une année 2015 dont nous garderons à l’esprit des images indélébiles, des images cauchemardesques.

Ne sombrons pas pour autant dans l’inquiétude, dans la peur, ou dans le repli. Et trouvons plutôt les ressorts pour nous projeter à nouveau, et construire pour nos enfants et pour nous-mêmes un monde meilleur.

Oui, plus que jamais, je crois que nous avons le devoir de réapprendre à rêver. Et pour réaliser nos rêves, de nous mobiliser.

2016 sera pour Palaiseau et pour la majorité municipale une grande année de mobilisation.

Permettez-moi pour conclure de souhaiter à chacun d’entre-vous de belles réalisations et beaucoup de bonheur pour chacun, dans vos vies personnelles, familiales et professionnelles. Et bien sûr dans votre engagement au service de notre ville !

Je vous remercie.

2013-01-visuel-voeux