Jean Cattant portrait

Si Jean Cattant est connu à Palaiseau pour ses fouilles archéologiques, il est surtout un sculpteur de talent.
Après des études de philosophie, c’est en autodidacte qu’il se lance dans cet art. Il se perfectionne en suivant les cours d’Ossip Zadkine, l’un des maîtres de la sculpture cubiste à l’académie La Grande Chaumière de Paris.
Après la guerre, Jean Cattant collabore dès 1946 avec des architectes chargés de la reconstruction. C’est ainsi qu’il réalise en 1959 le Monument du Débarquement , érigé sur la plage normande d’Omaha Beach. La même année, il est nommé Chevalier des Arts et des Lettres par André Malraux, ministre de la Culture.
Il sera fait Chevalier de l’Ordre national du mérite en 1974.

Jean Cattant à Palaiseau

Jean Cattant est l’auteur de plusieurs centaines d’oeuvres, en bois, pierre, bronze ou cuivre soudé, dispersées à travers la France.

La plupart sont majestueuses et inspirées de la Bible. Elles représentent des personnages humains à la figure stylisée. «C’était un passionné. Il a sculpté jusqu’à la fin de sa vie», confie son ami Guy Perraguin, à l’initiative de la liste de soutien pour que son nom soit donné à l’une des voies de l’écoquartier Camille-Claudel. Car l’artiste fut aussi fortement impliqué dans sa ville d’adoption.
Dès 1959 il habite à Palaiseau, où il s’installe rue du Trésor, dans un chalet construit par ses soins. Il ne quitte la commune qu’en 1989 pour Cournou (Lot) où il réside jusqu’à sa mort en 2002. Les Palaisiens avertis connaissent sans doute sa Maternité ornant les jardins de la PMI (Protection maternelle et infantile) rue du Mont, et le bas-relief sur la façade de l’Esat La Cardon, rue Gutenberg.
Son oeuvre La Terre est présente à la MJC, qu’il contribua à créer en 1960.
Il a aussi gravé la médaille de la ville.

La

Un amoureux de l’archéologie

En 1972, il fonde le Groupe de recherche archéologique de Palaiseau (Grap) afin de mener des fouilles sur le site de la future École polytechnique, construite en 1976. Il est pionnier dans la mise au jour d’une présence gallo-romaine sur le plateau.

Ultime clin d’oeil : l’institut national des recherches archéologiques (Inrap) vient de terminer ses fouilles préventives sur le secteur de la seconde phase de l’écoquartier Camille-Claudel. Des fosses dépotoirs, des puits et des foyers ont été excavés, prouvant l’existence d’un habitat datant de l’époque gauloise.

Jean Cattant dans son atelier