Loin de vouloir retracer toute l'histoire locale et les personnalités et faits qui ont marqué la ville, cette rubrique apportera progressivement quelques images d'un passé plus ou moins lointain, grâce notamment à la participation active de Palaisiens passionnés d'histoire.

Les rigoles du Plateau

Deux rigoles coulent à travers le plateau de Palaiseau. Vestiges toujours visibles d’un projet pharaonique du Roi Soleil, elles font partie du patrimoine historique de notre ville.

MAG 20418Louis XIV a marqué son règne du sceau des bâtisseurs. Dans l’esprit du Roi Soleil, la grandeur d’un royaume se mesure par son embellissement. Ainsi, dans le parc du Château de Versailles conçu par Le Nôtre, Louis XIV voulait toujours plus de bassins, de fontaines et de jeux d’eau. Problème : le site de Versailles n’est alimenté par aucune rivière. Les ingénieurs du roi, sous la coupe de Colbert puis de Louvois, ont alors cherché différents stratagèmes afin de détourner les eaux proches puis de plus en plus lointaines.

Un système hydraulique de 60 km de rigoles et aqueducs (souterrains et aériens) a ainsi été bâti sur le plateau de Saclay. Par simple gravité, l’ensemble alimentait les réservoirs de Gobert et de Montbauron à Versailles. La mise en service fut effective au début de 1687. Colbert, décédé en 1683, n’en verra pas l’aboutissement.

Bénéfice collatéral : cet ambitieux réseau de rigoles a drainé le plateau que la présence d’argile maintenait très humide. Il contribua ainsi à rendre une zone marécageuse en terre agricole très fertile.

Les Rigoles de Palaiseau

Les rigoles palaisiennes font partie du réseau dit inférieur qui draine le plateau de Saclay. Sur son tracé original, la rigole « Domaniale » (ou de Palaiseau ou encore des Granges) prend sa source au Sud du plateau dans le bois de la Vauve. Elle coule en parallèle du chemin de la Hunière vers l’Est, rejoint la ferme des Granges en longeant le Fort de Palaiseau et continue vers l’Ouest jusqu’à la ferme de Villebois avant de traverser Vauhallan, puis Saclay pour terminer sa course dans l’Étang Neuf.

La rigole de Corbeville prend également sa source au Sud du plateau dans les bois de la Vauve mais son cours coule vers l’Ouest. Elle longe le domaine de Corbeville (Orsay) avant de rejoindre à travers le plateau, l’étang de Villiers puis l’étang Vieux via l’aqueduc des Mineurs.

Les rigoles aujourd’hui

Les rigoles conservent aujourd’hui encore un rôle important dans l’évacuation des eaux de ruissellement et de drainage des terres agricoles. 32 km de rigoles à ciel ouvert restent en fonction sur le plateau de Saclay.

La rigole des Granges a été restaurée sur toute la traversée des terres agricoles au Nord de Palaiseau. Un chemin cyclable et piétonnier la longe et permet de découvrir, à intervalles réguliers, des bornes d’époque, petites pierres marquées d’une fleur de lys.

La section qui contourne le nouveau quartier Camille Claudel devrait être réaménagée dans les deux ans par de Syndicat de l’Yvette et de la Bièvre (SYB). Une reconnexion avec la partie aval est prévue. Un chemin permet de la découvrir. La partie en amont a été busée lors de la construction de lotissement. Elle réapparaît sous forme de fossé connectant des mares dans la forêt domaniale.

Le SYB espère également pouvoir restaurer la rigole de Corbeville dans un futur proche. Coupée dans sa continuité par le passage de la RN 118, elle sera reconnectée au reste du réseau par la création d’un nouveau tronçon à ciel ouvert et la mise en place d’un siphon sous la nationale. La réfection paysagère d’un bassin de rétention par la création d’une zone humide est aussi envisagée.

Page réalisée avec le Syndicat de l'Yvette et de la Bièvre et l'association ADPP

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C’est à Palaiseau qu’est né Joseph Bara, figure martyre de la République, tué en Vendée dans l’armée républicaine alors qu’il n’avait que 14 ans. Sa statue orne la place de la Victoire (qu'entoure la demeure des Condé) située au cœur de la ville.

Bara en bande dessinée : cinq dessinateurs amateurs ont réalisé une BD sur l'illustre palaisien.