Traités de « libre-échange », la déferlante touche aussi les communes

La Commission Européenne met la touche finale à des traités commerciaux avec le Canada, les Etats-Unis et l’Amérique du Sud. Ils doivent être validés bientôt par le Parlement Européen puis les parlements nationaux.

Droit du travail, droit d’auteur, vie municipale, vie culturelle, poulet lavé au chlore, atteintes aux libertés syndicales, organismes génétiquement modifiés, gaz de schistes, démocratie ou services publics, chacun a de bonnes raisons de souhaiter l’échec de ces projets. Ils prévoient la réduction globale des droits de douane, un tribunal arbitral hors de tout contrôle public pour juger les litiges entre multinationales et États, des restrictions imposées aux élus pour les appels d’offres publics (fin de l’exigence de production locale...) et la fin du droit pour les collectivités de gérer leurs propres sol et sous-sol : « Les entreprises peuvent réclamer un accès libre et durable aux matières premières » !

Ces mécanismes sont déjà à l’œuvre. Leurs ravages sont bien réels et de grandes sociétés françaises en sont aussi à l’origine. L’ONU alerte sur notre incapacité à limiter le réchauffement climatique, mais pour satisfaire ces mêmes multinationales, nos dirigeants choisissent de sacrifier nos droits et notre qualité de vie.

Près des 2/3 des Français sont contre ces accords. Si un seul pays ne vote pas un texte, celui-ci ne s’applique pas. Notre Assemblée ne doit pas le ratifier.

Très belles fêtes de fin d’année à toutes et à tous.

Frédérique Dumont, Michel Rouyer, Philippe Radix

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