Portrait de l'architecte et coordinateur du projet d'écoquartier, François Leclercq.

Vous avez coordonné le travail de quinze architectes. De quelle façon et qu’en résulte-t-il ?

Nous n’avons pas donné de directives trop restrictives aux architectes afin qu’ils aient réellement la possibilité d’être inventifs.
Leur nombre et cette marge de manœuvre a généré une véritable émulation au sein du groupe.

Des diverses approches de travail de ces architectes (des professionnels confirmés aux jeunes talents) a découlé une variété des bâtiments (formes, hauteurs), qui permettra aux passants de se repérer dans le quartier.
Elle évitera aussi l’impression que tout est sorti de terre en même temps.

Pour garantir la vie dans le quartier, l’atelier public d’urbanisme insistait en effet sur la diversité des ambiances. Comment cela se traduit-il ?

Plusieurs types de bâtiments et de modes de vie, et donc d’ambiances, sont proposés. Ainsi,

  • les bâtiments les plus hauts sont en bordure de la voie départementale, donc situés dans une ambiance plus urbaine ;
  • des logements intermédiaires plus petits sont situés sur les îlots créés par les noues, ce qui crée une transition vers les maisons superposées, en lisière de forêt.

Comment, au-delà de cette diversité, avez-vous pensé l’harmonie dans le quartier ?

Nous avons recherché la diversité architecturale (sans que l’on puisse distinguer les logements sociaux des autres) mais opté pour une cohérence végétale.

La forêt et la végétation autour de la rigole domaniale pénètrent jusqu’au cœur de l’écoquartier, assurant une continuité dans le paysage.

En outre, nous voulions que le quartier soit marqué par ses habitants, plus que par son architecture.
Ainsi, les multiples espaces extérieurs permettront aux futurs résidents d’occuper non seulement leur habitation mais également, et pleinement, le quartier :

  • espaces collectifs,
  • cours,
  • jardins,
  • balcons, terrasses...