Garantir la mixité et la vie dans le quartier

L’atelier d'urbanisme (cf. élaboration du projet d'écoquartier) avait souligné l’importance de la mixité : mixité sociale, fonctionnelle, variété d’habitats.

La mixité des logements

Perspective du futur quartier Camille-ClaudelConcernant la mixité sociale, la municipalité a toujours été attachée à la règle des trois tiers, qu’elle applique aux diverses opérations de logements :

  • un tiers de logements sociaux,
  • un tiers de locatif libre
  • un tiers de logements en accession à la propriété.

Le quartier comptera 1500 logements permanents et 500 logements pour étudiants.
30% seront des logements sociaux «classiques» et 10% des logements sociaux dits «intermédiaires», sur lesquels s’applique le prêt locatif social.

Le fait que 50% des logements en accession à la propriété soient proposés à des prix encadrés est aussi une manière de garantir la mixité sociale au sein des propriétaires.

Afin que la mixité ne puisse être ultérieurement dénaturée, une clause anti-spéculative sera appliquée pour les logements à prix encadrés. Elle évitera l’effet d’aubaine créé par la revente effectuée immédiatement après l’achat.
Plus largement, les types d’habitat proposés sont diversifiés : logements collectifs, 
intermédiaires et maisons superposées, dupleix/simplex, etc.

Tous les logements sont collectifs, car la densité des logements - qui permet de limiter l’étalement urbain - est l’une des caractéristiques d’un écoquartier», précise Frédéric-Xavier Baudier, directeur de Scientipôle Aménagement.


Les résidences étudiantes comprendront elles aussi des logements destinés à des modes de vie distincts : studios, appartements pour couples ou colocations.

Pour un quartier vivant

L’atelier recommandait également la mixité des animations et des ambiances ainsi que la présence d’équipements collectifs.
Les participants de l’atelier ont d’ailleurs aidé à définir les équipements, les services et les commerces.

Entrée du futur centre aquatique (esquisse)Rue Maximilien-Robespierre, le centre aquatique sera le premier élément visible et le symbole de cette entrée de ville et de quartier.

Aux côtés des services publics déjà présents, tels le lycée Camille-Claudel et le collège  César Franck (qui seront agrandis), les gymnases Georges Castaing et Joliot Curie, le skate-park et l’école Joliot Curie, Scientipôle Aménagement a prévu la construction d’équipements publics :

  • un groupe scolaire,
  • un gymnase
  • un théâtre.

Le quartier accueillera également de nouveaux commerces et services de proximité :

  • un restaurant,
  • un commerce de bouche,
  • une pharmacie,
  • une boulangerie-traiteur,
  • un centre médical,
  • une crèche, etc.

Une partie de ces commerces sera installée sur la place publique, située à côté de la route départementale de Saclay, accessible rapidement à tous les Palaisiens.

La sous-préfecture de Palaiseau emménagera également sur le plateau.

Cette offre de services de proximité devra permettre aux habitants de limiter l’usage de la voiture. Cependant, le centre-ville gardera sa spécificité d’être le coeur de Palaiseau, un coeur vivant, commerçant et culturel.

Ecoquartier ?

QCC-esp VertL’atelier prônait la construction d’un quartier à partir du patrimoine naturel et historique
existant, donc bien intégré dans son environnement.
Une charte d’engagement en vue d’un aménagement écoresponsable a alors été rédigée. Y sont inscrits :

  • l’optimisation de la gestion des eaux,
  • les économies d’énergie
  • le soutien à l’économie locale .

La constitution de couloirs verts et la remise en eau de la rigole domaniale des Granges - créée comme les autres rigoles du plateau au XVIIIe siècle pour alimenter les fontaines du château de Versailles - étaient également des idées de l’atelier.

La gestion des eaux pluviales

Les eaux pluviales provenant des voiries, donc chargées d’éléments polluants, seront collectées et traitées grâce à des noues filtrantes (bras de terre grasse et marécageuse), afin d’être réinsérées dans les sols.

Des plantes rustiques, résistantes aux variations d’humidité, y seront plantées, découpant le quartier en petits îlots. Les eaux provenant des toitures, moins polluées que les eaux de ruissellement, seront collectées dans des cuves et canalisations, puis utilisées pour l’arrosage des espaces verts ou envoyées vers des noues de stockage.

Les excédents en eaux pluviales alimenteront la rigole des Granges réhabilitée.
Ces systèmes de récupération permettront de limiter leur ruissellement vers la vallée.

La consommation énergétique

Tous les bâtiments sont labellisés BBC (bâtiment basse consommation), construits selon les normes de haute qualité environnementale, de manière à optimiser leur isolation.

La production de chaleur pour les logements (chauffage et eau sanitaire) et le centre
aquatique est assurée par une chaufferie à bois.

Un réseau de canalisations (dit réseau de chaleur) véhiculera l’eau chauffée jusque dans les radiateurs des logements.

L’approvisionnement en bois se fera à moins de trente kilomètres du quartier.

La moitié des besoins en eau chaude du centre aquatique sera par ailleurs assurée par des panneaux solaires.

Pour se faciliter la vi(ll)e : une conciergerie

Une conciergerie située au coeur du quartier proposera aux habitants des services tels que la réception des courses ou de colis, l’envoi de vêtements au pressing, la recherche d’un baby-sitter, d’un plombier, etc.

Ouverte de sept heures à minuit, elle facilitera leur vie quotidienne. Toute l’intendance de la conciergerie sera gratuite (comme le stockage et la réception des courses, le transport chez le teinturier), seules les prestations seront facturées.

Proposition du groupement d’architectes et de constructeurs mandaté par Scientipôle Aménagement, la conciergerie répond à plusieurs exigences formulées en atelier public d’urbanisme : la limitation de l’usage de la voiture (les allers-retours de chaque habitant chez le teinturier pouvant être remplacés par un voyage du concierge) et le soutien à l’économie locale (la conciergerie aura recours à des commerces et des employés locaux).

Un quartier ouvert

Ouverture par les liaisons et les transports

Esquisse du futur quartier Camille-Claudel : circulations doucesL’atelier insistait sur les liaisons avec la ville. La facilitation des circulations douces (piétons et cyclistes) et la connexion du quartier avec l’ensemble de la commune, entre autres via des transports en commun, se trouvaient également parmi ses préconisations.

Liaisons douces : Un maillage sera développé et raccordé au réseau existant de pistes cyclables, notamment à la promenade le long de la rigole.

Transports en commun : Grâce au passage du site propre pour transports en commun (SPTC), le quartier Camille Claudel est situé à six minutes de la gare TGV de Massy puis, suite au prolongement du SPTC à partir de 2013, sera relié au Christ de Saclay.

Deux lignes Mobicaps mises en service en 2011 traversent déjà le quartier : les lignes 1 (Igny RER-Orsay RER) et 14 (gare de Massy-Palaiseau/quartier ouest de Polytechnique).

À terme, le quartier sera desservi par une station du futur moyen de transport léger prévu dans le cadre de l’aménagement du Grand Paris (ligne Orly-Versailles-Nanterre), située à l’ouest de Polytechnique.

L’implantation d’un deuxième arrêt sur le plateau palaisien est en cours de discussion avec la Société du Grand Paris.

Véhicules : Si la diversité de l’offre de transports, la proximité des gares et la présence de services et de commerces permettront de limiter l’usage de la voiture, celle-ci ne sera pas exclue du quartier puisqu’elle reste un moyen de connecter les habitants du plateau avec le reste de la région. Des places de stationnement sont prévues en sous-sol ou au rez-de-chaussée des logements.

Ouverture par la portée du regard

QCC TerrasseEn atelier d’urbanisme, les Palaisiens ont fait valoir que le plateau offrait de beaux panoramas, parfois jusqu’à la Tour Eiffel, que les architectes pouvaient optimiser.

Par la diversité des hauteurs des bâtiments, les architectes ont veillé au regard porté par les habitants de leur domicile», précise Marc Rozenblat, directeur de Constructions et développements urbains, le groupement de constructeurs missionné sur ce projet.

Ainsi, les logements les plus éloignés de la forêt sont plus hauts, ce qui rend les arbres visibles depuis ces habitations.

Un projet qui évoluera encore

Si le futur écoquartier Camille Claudel est présenté à cette rentrée à l’ensemble de la population, il continuera à être sculpté, affiné, en fonction des prochaines acquisitions de terrain et du tracé du futur transport du Grand Paris.

En attendant, l’équipe de Scientipôle Aménagement continue à travailler pour offrir un cadre de vie agréable aux futurs habitants et les réunions de suivi du projet par l’atelier public d’urbanisme se poursuivent.