Ville historique

Ville royale, fiefs de seigneurs laïcs, lieu de villégiature de nombreuses personnalités, défense de la capitale... l'histoire de Palaiseau est marquée par sa proximité avec Paris et son rôle de ville-étape sur l'axe Paris-Chartres.

Palaiseau (dérivé du latin palatiolum, diminutif de palatium), tire son nom d’un petit palais royal mérovingien où auraient séjourné, aux VIe et VIIe siècles, le roi de Paris Childebert Ier puis la reine Bathilde, veuve de Clovis II, avec son fils Clotaire III.

Mais le passé historique de la ville semble remonter plus loin encore puisque des archéologues ont retrouvé les vestiges d’un village gaulois sur le plateau. Ce même plateau qui a été marqué par le règne de Louis XIV, et ses folles rigoles. Enfin, on constate également que Palaiseau a été marqué par sa proximité avec la capitale et son rôle de ville-étape sur l'axe Paris-Chartres.

Loin de vouloir retracer toute l'histoire locale cette rubrique apportera progressivement quelques images d'un passé plus ou moins lointain.

Une ville aux multiples territoires

Entre le Xe et le XIVe siècles, le domaine est divisé en multiples fiefs entre plusieurs seigneurs laïcs. Au fil du temps, Palaiseau devient une puissante seigneurie, érigée en marquisat sous Louis XIII.

Jusqu’au XVIIIe siècle, l’activité économique palaisienne se décline sur trois terroirs :

  • le plateau de Saclay, domaine de la grande culture céréalière,
  • les coteaux entre le plateau et la vallée, d’abord couverts de petits vignobles avant d’accueillir des cultures maraîchères,
  • la vallée, réputée pour ses moulins, ses tisserands et son foin. Le développement du commerce et de l’artisanat fait naître, en outre, de nombreuses activités nouvelles.

A cette époque, Palaiseau ressemble à un grand village-rue dont les maisons et les jardins s'alignent sans discontinuer de part et d'autre de l'actuelle rue de Paris, alors rue de Chartres. Partis de Paris à 7h, les diligences, carrosses et autres convois arrivent à Palaiseau pour déjeuner dans l'un des nombreux relais-auberges qui bordent la rue principale.

Le chemin de fer transforme la Ville

En 1860, le chemin de fer bouleverse la vie du bourg en faisant disparaître cette activité.

Par sa situation, Palaiseau devient un lieu de villégiature, apprécié notamment des écrivains (George Sand, Alexandre Dumas fils, Charles Péguy, etc.). Vantant les délices de la vie palaisienne, ces célébrités entraînent dans leur sillage de grands bourgeois qui s’y installent aux premiers beaux jours, dans des villas et de petits castels qu’ils font bâtir près des gares.

Les forts de Palaiseau

Après la guerre de 1870 est entreprise la construction d’un réseau de fortifications chargé de défendre la capitale. A Palaiseau, un fort et deux batteries sont implantés à la limite du coteau du plateau de Saclay. Deux d’entre eux ont, depuis, été reconvertis et accueillent aujourd’hui des établissements publics : le fort de Palaiseau (Onera) et la batterie de l’Yvette (Ensta).

Le village se développe

A partir des années 1950, de nombreux lotissements et pavillons sortent de terre en quelques décennies. Palaiseau devient progressivement une ville moderne, sans perdre pour autant son cachet provincial. La ville sait également préserver un cadre de vie où la nature a toute sa place et conserver des traces de son passé : cours maraîchères, lavoirs, façades, porches en grès, maisons des XIIe, XIVe et XVIIIe siècles, ainsi que l’église Saint-Martin, classée au titre des Monuments historiques de France et datant du XIIe siècle.