Monuments et architectures

Une abbaye fut fondée sur le site de l'église par la reine Bathilde au VIIe siècle. Mais il ne subsiste plus de traces de cette construction.
L’église Saint Martin fut construite au XIIe siècle dans un style romain. La tour clocher date de 1866 ainsi que la flèches de 26 mètres et les vitraux. Depuis le 21 novembre 1930, l'église est classée aux monuments historiques.   

La batterie de la Pointe est le seul des trois ouvrages de défense (un fort et deux batteries) créé après la guerre de 1870 pour protéger Paris, à avoir survécu.

Elle s'étend sur une surface bâtie souterraine de 2541 m² et avait pour mission de bloquer l'adversaire passant par les voies de Chartres ou d'Orléans pour atteindre la capitale. Ayant la capacité d'abriter 200 hommes, cette fortification dispose de 7 plateformes de tir, et d'un équipement de 26 pièces d'artillerie. Composée de pierres meulière, la batterie de la Pointe se fond dans le paysage. Sa forme polygonale entourée d'un fossé lui permet d'organiser sa défense à partir d'abris fortifiés équipés de canons courte portée. Les canons à longue portée sont eux placés dans la partie supérieure centrale de la fortification.

Deux rigoles coulent à travers le plateau de Palaiseau, vestiges toujours visibles d’un projet pharaonique du Roi Soleil. Dans l’esprit de Louis XIV, la grandeur d’un royaume se mesure par son embellissement.

Ainsi, dans le parc du Château de Versailles conçu par Le Nôtre, Louis XIV voulait toujours plus de bassins, de fontaines et de jeux d’eau. Les ingénieurs du roi, sous la coupe de Colbert puis de Louvois, ont alors cherché différents stratagèmes afin de détourner les eaux proches puis de plus en plus lointaines. Un système hydraulique de 60 km de rigoles et aqueducs (souterrains et aériens) a ainsi été bâti sur le plateau de Saclay.

Sur son tracé original, la rigole « Domaniale » (ou de Palaiseau ou encore des Granges) prend sa source au Sud du plateau dans le bois de la Vauve. Elle coule en parallèle du chemin de la Hunière vers l’Est, rejoint la ferme des Granges en longeant le Fort de Palaiseau et continue vers l’Ouest jusqu’à la ferme de Villebois avant de traverser Vauhallan, puis Saclay pour terminer sa course dans l’Étang Neuf.

La rigole des Granges a été restaurée sur toute la traversée des terres agricoles au Nord de Palaiseau. Un chemin cyclable et piétonnier la longe et permet de découvrir, à intervalles réguliers, des bornes d’époque,petites pierres marquées d’une fleur de lys.

La rigole de Corbeville prend également sa source au Sud du plateau dans les bois de la Vauve mais son cours coule vers l’Ouest.
Elle longe le domaine de Corbeville (Orsay) avant de rejoindre à travers le plateau, l’étang de Villiers puis l’étang Vieux via l’aqueduc des Mineurs.

Réalisé entre décembre 2013 et mars 2014 sur le plateau un chantier de fouilles archéologiques a permis de mettre en évidence des vestiges de l’époque gauloise (à partir de 150 av. J.C.) et gallo-romaine (du Ier au IVe siècles de notre ère).

Les archéologues ont mis à jour :

  • une concentration de poteaux indiquant l’emplacement de bâtiments,
  • une mare pavée de pierres pour permettre aux animaux de s’abreuver, datant de l’époque gallo-romaine,
  • un puits maçonné de l’époque gallo-romaine,
  • une habitation ou zone de stockage de l’époque gallo-romaine,
  • des objets de la vie quotidienne : outils, fragments de céramique ou même bijoux (boucles, bagues de bronze ou épingles à cheveux).