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Julie, une Palaisienne en télétravail

On a réorganisé notre espace de vie pour que chacun ait sa zone de travail.

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Le (télé)travail, c’est la santé ?

En écho à la fameuse chanson, ce petit détournement de circonstance ne nous rappelle-t-il pas combien le travail depuis son domicile, relève plus que jamais de l’acte citoyen actuellement ? Non seulement parce qu’il nous préserve et contribue au recul de l’épidémie, mais aussi parce qu’il permet à l’économie française de maintenir, un tant soit peu, son activité. Si la vie de tout un chacun a été bouleversée par le coronavirus, la relation aux autres comme le travail ont également dû se réinventer… À l’instar de millions de français, Julie et son compagnon ont eux aussi repensé leur journée de travail, leur vie au quotidien, au détour des 35 m2 de leur appartement, rue de Paris.

  • Est-ce que votre employeur vous a offert de pouvoir télétravailler rapidement ?

Oui, dès le début du confinement. Ma société, Verisure, qui est spécialisée dans la télésurveillance, se trouve à Châtenay-Malabry  Pour mon poste, lié au recouvrement, on a dû réadapter mes missions car il y en a certaines que je ne peux pas réaliser en télétravail. Mon employeur a également mis en place des plateformes en ligne pour pouvoir permettre l’appel aux clients.

  • Comment s’est organisé le télétravail chez vous ?

Et bien sachant que mon compagnon et moi, avec notre chien, nous vivons dans un appartement de 35 m2 , on a réorganisé notre espace de vie pour que chacun ait sa zone de travail. Nous avons tous les deux des audio ou visioconférences à gérer, et donc on essaye de ne pas interférer l’un sur l’autre.
Ma manière de travailler a changé. On fonctionne beaucoup par mails, sur des horaires beaucoup plus décalés, le matin et le soir, car nos clients sont eux-mêmes en télétravail. On est beaucoup plus à l’écoute de leurs attentes. Dans le secteur du recouvrement, en l’occurrence, nos procédés se sont adaptés à la situation actuelle et à son impact sur la vie de nos clients.
On s’aperçoit également que le télétravail favorise le développement de l'autonomie et la solidarité entre collaborateurs. Je pense que les sociétés, la mienne en l’occurrence, ont tout à y gagner de pérenniser par la suite le télétravail.

  • De l’espace privé à celui du télétravail, arrivez-vous à vous astreindre à des pauses ?

Ce qui est sûre, c’est que je travaille beaucoup plus en télétravail. On explose complètement les plages horaires… Heureusement, il y a le chien qui gratte à la porte et qui nous rappelle que la pause s’impose… (rires).