Culture

Marie-Laure Surel

alias Banville, autrice

J’ai dû faire beaucoup de recherches historiques pour la vraisemblance de l’histoire et des personnages.

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Il est des lieux où souffle l’esprit de la littérature, pourrait-on reprendre en écho à cette célèbre citation tirée du roman de Maurice Barrès « La Colline Inspirée ». Et d’inspirée, Palaiseau semble l’être pour les écrivains…

Les livres de James Ellroy, Thierry Jonquet, Didier Daeninckx ou encore Jean-Patrick Manchette peuplent sa bibliothèque au milieu de laquelle trônent les œuvres d’un géant de la littérature, Fiodor Dostoïevski.  « Je suis une grande lectrice de romans policiers, plus globalement de romans du crime qui proposent un univers assez noir avec une dimension sociologique. J’ai d’ailleurs fait durant mes études, mon mémoire sur le thème « Religion et culpabilité » dans l’œuvre de Dostoïevski », confie Marie-Laure Surel alias Marie-Laure Banville (son nom d’auteure), professeur de français au Collège Joseph Bara.

Le passage à l’acte

Ses premiers manuscrits qu’elle juge inaboutis, sont longtemps restés dans le tiroir, jusqu’au jour où l’un d’eux « commence à ressembler à quelque chose », concède avec un œil critique et sans concession, Marie-Laure. Dans ce premier livre intitulé « Achève et prends ma vie », elle trouve la matière à son intrigue au cœur de Palaiseau, sur les bords de l’Yvette.  A la manière d’une Fred Vargas qui déclare « je connais l’assassin », Marie-Laure confie aussi ne connaître au début de son histoire que le meurtrier et la façon dont il va passer à l’acte. « Il faut construire ce suspens, créer des fausses pistes, des intrigues parallèles », raconte-t-elle sur ce long travail d’écriture quasi-quotidien, concrétisé quatre ans plus tard (en 2013) par une première édition. Actuellement en pourparlers pour une réédition chez un éditeur belge, notre auteure palaisienne annonce la sortie prochaine d’un deuxième ouvrage. 

La récidive 

Changement de cadre et d’époque, cette fois-ci le récit se déroule dans l’Allemagne de l’entre-deux-guerres et raconte « l’histoire d’une famille dans une situation de crise où la nature profonde de chacun se révèle, le pire comme le meilleur », dévoile Marie-Laure. « J’ai dû faire beaucoup de recherches historiques pour la vraisemblance de l’histoire et des personnages. Et pour m’imprégner de l’état d’esprit de l’époque, j’ai aussi lu des livres d’occasion et des documents publiés durant cette période », confie-t-elle, allant même jusqu’à faire un voyage en pays teuton pour s’immerger encore un peu plus. 

La transmission par l'enseignement

De la romancière à l’enseignante, il y a toujours ce désir de transmettre sa passion. Une heure par semaine, elle rassemble dans son atelier d’écriture quelques élèves de 4ème et 3ème. Indépendamment des résultats scolaires des uns et des autres, « tout le monde est capable d’écrire »… À vous donc, d’oser comme Marie-Laure, sauter le pas et l’angoisse de la page blanche et de prendre votre plume !