Culture, Gastronomie

Vincent Ferniot

PRÉSENTATEUR TV ET RADIO, JOURNALISTE GASTRONOMIQUE, COMÉDIEN, MUSICIEN

Je suis très attaché à une agriculture raisonnée et locale, et à la saisonnalité des produits proposés à nos enfants.

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Présentateur télé et radio, mais aussi journaliste gastronomique, acteur, musicien ou encore cuisinier, Vincent Ferniot goûte depuis une dizaine d’années à la vie palaisienne, entre attachement familial et qualité du cadre de vie.

Sur les routes de France qu’il sillonne pour son émission « Les Routes de l’Été » tous les matins sur Sud Radio, ce passionné de cuisine, mais aussi d’astrophysique, prend le temps de nous accorder une interview.

  • À la rentrée, vous lancez une nouvelle émission télévisée sur France 3 Paris-Île-de-France, pouvez-vous nous en parler ?

L’émission s’appelle « Ensemble c’est mieux » et sera programmée de 11h50 à 12h50. C’est un magazine du « vivre ensemble » qui répondra à toutes nos questions pratiques autour du monde associatif, de notre vie quotidienne, du tourisme, de la conso, de la culture, de la cuisine et de notre région… C’est un peu ce que j’ai proposé pendant huit ans avec l’émission « Midi en France », mais là ce sera exclusivement sur la région Île-de-France.

  • Vous êtes Palaisien depuis quand ? Pourquoi avoir choisi Palaiseau ?

Cela fait dix ans. Ma femme y est née, elle y a beaucoup de souvenirs. Et mon beau-père à côté duquel nous habitons, vit à Palaiseau depuis les années 60. Nous avions envie de quitter la pollution de Paris et de donner à nos quatre filles, un autre cadre de vie plus calme, au milieu de la verdure… En amateur de bons produits, j’y ai mes habitudes au marché du centre-ville le dimanche, mais aussi dans les commerces de proximité de la rue de Paris comme le Fromager du 113, la Charcuterie face à la Mairie, la Boucherie du Marché, l’Auvergnat Bio, le primeur du 145, les boulangeries de la rue de Paris ou celle du nouveau quartier Camille Claudel… plus près de chez moi.

  • Vous avez participé aux Assises de l’alimentation en novembre 2018, organisées par la Ville. Une concertation qui a abouti à plusieurs décisions dont l’intégration du 80 % (bio, label, filière courte) dans les cantines scolaires, dès la rentrée…

En effet ! Je trouve que le mérite principal de cette démarche tient dans l’effort d’aller chercher et identifier des produits à proximité des lieux de scolarité. Je suis très attaché à une agriculture raisonnée et locale, et à la saisonnalité des produits proposés à nos enfants. S’il fallait choisir, je préfère le local raisonné au bio du bout du monde.

  • Côté entrepreneuriat, vous avez lancé l’enseigne de restaurants rapides Boco qui propose aux clients de déguster la cuisine des grands chefs étoilés préparés en bocaux et à des prix modérés (notamment sur tous les TGV), vous avez d’autres projets ?

J’ai inventé un produit qui s’appelle le « Carré de Café ». C’est une première mondiale. C’est la première fois qu’on élabore du café à croquer. C’est comme une tablette de chocolat, sauf qu’à la place de la fève de cacao, on utilise uniquement le grain de café torréfié. C’est un nouveau produit qui se vend déjà bien et qui, je l’espère, sera amené à se développer. « World is the limit ! » (rires)

Portrait chinois

Si j’étais…

Une recette : « Ça fait 35 ans que je travaille avec des chefs, j’en ai des milliers en tête. J’aime les goûts simples, proches du produit, donc je dirais un sandwich au jambon, avec baguette de tradition, beurre fermier et le meilleur jambon de Paris ».

Un vin : « J’aime le pinot, les crus de Bourgogne, plutôt les « Côte de Nuits ». Donc je serai un « Vosne-Romanée » qui allie à la fois, puissance et finesse ».

Un dessert : « Plus ça va et plus j’aime les glaces. C’est un dessert qui a l’avantage d’être toujours disponible chez soi. On peut le servir à tout moment quand débarquent les copains à l’improviste. Mais autrement, je ne suis pas très chocolat, mais plutôt café, caramel et noisette. Du coup, j’hésiterais entre un éclair café et un Paris-Brest ».

Un livre : « Très délicat comme choix… J’ai comme tout un chacun des livres qui ont marqué ma vie. Le dernier m’a été conseillé par un grand écrivain Bernard Werber (Les Fourmis) c’est « La Formule de Dieu » de J.R. Dos Santos. Moi qui suis un fou de science et un déçu de la religion, j’y ai trouvé la justification de la présence divine et la marque d’une « volonté » dans la création de notre univers… et cela par la science. Postulat passionnant !»

Un personnage historique : « C’est la période qui le réclame : le premier homme sur la lune, Neil Armstrong. En 1969, j’étais devant ma télé, assis entre les jambes de mon père. Ça a été pour moi un choc émotionnel très fort. J’aurais rêvé si j’avais été meilleur en maths devenir astrophysicien. Encore aujourd’hui, je rêve de conquête spatiale et d’un premier homme sur Mars. Je me résous finalement à ce que ça ne soit pas moi, mais c’est dur (rires). J’ai finalement cet esprit d’aventure qui conduit toujours ma vie ».

Une qualité : « Une curiosité insatiable ! J’ai toujours besoin de comprendre comment les choses fonctionnent et l’envers du décor en tout ».

Un défaut : « Disons que je manque souvent de nuances. Je suis trop entier, trop direct, même si avec l’âge je suis un peu plus diplomate. Je peux vite m’emporter par besoin de convaincre, enthousiasme aussi ou malheureusement dans la colère parfois ».