Prévention

Renseignez-vous sur les ressources à disposition en matière de prévention, mais aussi les réflexes à avoir : rôle du CLSPD, fonctionnement de l'Opération Tranquillité Vacances, risques majeurs à Palaiseau, recommandations...

Être acteur de sa sécurité

Il existe différentes façons de se prémunir des vols et de différentes formes d'abus. Retrouvez ci-dessous les recommandations pour prendre les précautions nécessaires.

Contre la fraude bancaire

Afin de lutter contre ce type de fraude, le Centre de lutte contre les criminalités numériques de la gendarmerie nationale a développé, en partenariat avec la police nationale, un nouveau dispositif appelé "Perceval". Il permet aux victimes de signaler en ligne un usage frauduleux de leur carte bancaire.

Il s'agit de simplifier les démarches des victimes et d’améliorer les rapprochements judiciaires. La centralisation des informations saisies dans Perceval permet aux services d'enquête de disposer d'une vue plus complète du phénomène des fraudes, de leur ampleur, et d’adresser des messages de prévention ciblés.

Si vous n’êtes pas à l’origine d’une dépense en ligne effectuée avec votre carte bancaire, mais que vous êtes toujours en sa possession : 

  1. Vous devez immédiatement faire opposition 
  2. Ensuite, vous pouvez accéder à la plateforme Perceval depuis le site service-public.fr via l'onglet "fraude à la carte bancaire", grâce au système d'identification France Connect.
  3. Adressez le récépissé fourni par Perceval à votre banque pour appuyer votre demande de remboursement.

Contre le démarchage téléphonique, les spams vocaux ou par SMS

On parle de démarchage téléphonique abusiflorsque vous recevez des appels commerciaux alors que vous ne les avez pas sollicités, et que vous n'avez pas donné directement vos coordonnées à l'entreprise. Pour vous en prémunir, inscrivez-vous en ligne sur la liste « Bloctel » en vous connectant sur conso.bloctel.fr 

Attention aux fausses publicités !

Il est fréquent de trouver dans sa boîte aux lettres des tracts intitulés “Numéros utiles” sous couvert d’une fausse identité institutionnelle (le plus souvent la Mairie, mais aussi Conseil départemental ou régional). Ces tracts diffusent des numéros de sociétés de dépannage qui ne sont absolument pas fiables et sont responsables de nombreuses escroqueries : frais d’intervention hors de prix, vols au domicile, etc. Jetez-les.

Contre le vol à domicile

Quelques précautions peuvent minimiser le risque de cambriolage :

  • Sécurisez vos accès en vérifiant la solidité de vos portes et fenêtres. Le fait de renforcer vos vitres en verre ordinaire avec un film de sécurité permet de retarder l’agresseur, et la répétition des chocs alertent le voisinage.
  • Ne laissez jamais vos clés à l'extérieur, les paillassons, les boîtes aux lettres ou les pots de fleurs sont les premiers endroits explorés par les cambrioleurs. 
  • N’inscrivez pas votre nom et/ou adresse sur votre trousseau de clés. En cas de perte ou de vol de vos clés, changez rapidement les serrures ou ajoutez au moins un verrou. 
  • Gardez vos différentes portes d’accès verrouillées même lorsque vous êtes chez vous, de nombreux vols ont lieu alors que le propriétaire est présent dans une autre pièce. Un fond sonore peut servir de dissuasion.
  • Assurez-vous de l’identité des personnes avant de les laisser entrer dans votre domicile, par l’interphone, le judas ou l’entrebâilleur, d’autant plus si vous êtes seul·e à votre domicile ou si vous êtes une personne âgée. Certains malfaiteurs se font tout simplement ouvrir les portes plutôt que de les fracturer. Méfiez-vous également des faux uniformes (faux employés du gaz, de l’électricité, voire faux policiers…) et exigez qu’on vous présente une carte professionnelle, et préférez téléphoner à l’organisme pour vérifier avant d’ouvrir.
  • Certains délinquants repèrent les femmes seules. Il convient donc de ne pas le signaler, et d’écrire sur votre boîte aux lettres ou sur votre porte, uniquement votre nom de famille : ni prénom, ni Madame. 
  • Il est recommandé de recourir à un équipement électronique permettant de retarder ou de dissuader l’intrus : une alarme dont l’alerte sera transmise sur votre téléphone portable, et/ou des détecteurs de présence couplés à des projecteurs halogènes pour éclaircir les zones sombres autour des portes ou des fenêtres. Pensez à les installer hors de portée d’un acte de sabotage. 
  • Avant de partir en vacances, vérifiez que tous vos accès sont bien fermés, mais laissez quelques volets ouverts. Cachez les clés des véhicules restants au garage ou devant votre maison. Faites ramasser quotidiennement votre courrier par un voisin.

Répertoriez vos biens

Pour faciliter le travail d’enquête et le remboursement par l’assurance en cas de vol, répertoriez et photographiez vos objets de valeur dans leur décor habituel. Notez les marques et modèles de vos appareils électroniques ainsi que les numéros de série. Conservez les factures d’achat et/ou de réparation, les certificats de garantie et d’authenticité, les relevés d’expertise, l’inventaire notarié (pour les biens hérités) et tout autre justificatif. De préférence, dématérialisez tous ces documents. 

Au volant de votre véhicule 

Ne laissez rien (sacs, clés de voiture ou papiers de véhicule) ni sur le siège passager, ni dans la boîte à gants. Évitez les parkings mal éclairés, et vérifiez qu’aucun individu ne profite de votre entrée pour s’introduire dans le parking ou le garage.

En cas d’agressions physiques

Votre vie est bien plus précieuse que vos biens, ne tentez rien qui puisse mettre votre vie en péril ! Observez et mémorisez, si possible : l’âge, la taille, la corpulence, les cheveux, et la tenue vestimentaire de votre/vos agresseur(s). Notez, si vous en avez le temps, et s’il y a un véhicule : le numéro d’immatriculation, la marque, la couleur du véhicule ainsi que sa direction de fuite.

Face aux actes : la main courante ou la plainte

La main courante

Une main courante est une simple déclaration de faits au commissariat de police sur un registre informatisé. Elle ne permet le déclenchement de poursuites contre l’auteur, sauf si les policiers estiment qu’il s’agit d’une infraction. Elle permet avant tout de dater les faits et peut être utilisée en cas de procédure judiciaire par la suite. Par exemple dans un cas de nuisances sonores répétées, pour lesquelles une démarche à l’amiable n’a pas abouti.

La plainte

Une plainte peut être déposée dans un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie par une personne s’estimant victime d’une infraction, contre une personne identifiée ou contre X si son identité n’est pas connue. Il est aussi possible de déposer une pré-plainte sur Internet pour gagner du temps, seulement en cas d’atteinte matérielle (vols, dégradations, escroqueries…) pour lesquels la victime ne connaît pas le ou les auteurs des faits. La pré-plainte doit ensuite être signée auprès de la police ou de la gendarmerie sous 30 jours.

Protéger les autres : tous concernés

Enfant en danger

Un enfant est en danger lorsque sa santé, sa sécurité, sa moralité sont menacées ou lorsque les conditions de son éducation sont gravement compromises : maltraitance physique, morale, conditions de vie difficiles... Toute personne qui est témoin d’un mineur en danger doit impérativement prévenir les autorités, sous peine de poursuites. 

Personnes victimes de violence

Les violences peuvent être physiques ou morales : menaces, agressions, viols, violences conjugales, harcèlement, mariage forcé... Dans tous ces cas, il faut signaler ces faits auprès des forces de police. Si vous observez chez un parent, un ami, un voisin ou un collègue des attitudes inhabituelles, faites appel aux numéros spéciaux pour obtenir des conseils et de l’aide. 

Personne en situation d’addiction

Les addictions les plus répandues concernent le tabac (nicotine) et l’alcool. Il existe également des addictions liées à des activités comme les jeux d’argent, les jeux vidéo, le sexe ou encore les achats compulsifs. Des numéros spéciaux sont à votre écoute selon le type d’addictions. 

Personne en situation de harcèlement

Le harcèlement est la répétition de propos et de comportements ayant pour but ou effet une dégradation des conditions de vie et de la santé physique ou mentale de la victime. Insultes ou vexations régulières, menaces, propos obscènes, appels téléphoniques, SMS ou courriers malveillants, visites au domicile ou passages sur le lieu de travail... Peu importe les rapports entre l'auteur et la victime (couple, famille, collègues…), le harcèlement est puni par la loi.  

La non-assistance à personne en danger

La non-assistance à personne en danger correspond à un refus de porter secours à quelqu'un en détresse. Il s'agit d'une abstention punie par la loi. La victime peut porter plainte contre l'auteur de cette infraction et réclamer des dommages et intérêts en cas de préjudice.

Elle est caractérisée lorsque deux éléments sont réunis : la personne a fait face à un péril grave et imminent qui menace sa vie ou son intégrité physique, en présence des personnes poursuivies pour non-assistance. Ces personnes ont refus délibérément de lui porter secours, de l’aider ou d'alerter les secours alors qu'elles étaient en mesure de le faire. Il faut que cette aide soit nécessaire pour sauver la victime et qu'elle n'expose pas le sauveteur lui-même à un danger.
Le signalement d'une situation de non-assistance à personne en danger peut entraîner la violation du secret professionnel. C'est notamment le cas pour les sévices à l'encontre des mineurs ou des personnes faibles.

Le secret professionnel ne doit être violé que dans les cas où la victime est exposée à un péril grave et imminent. Les informations communiquées doivent être nécessaires à la prise en charge de la victime par les services de secours.

Le cas des chiens dangereux : interdictions et obligations

Les chiens dangereux sont classés en 2 catégories. L'acquisition de chiens de 1ère catégorie est interdite. Certaines personnes sont dans l'interdiction de posséder un chien de 2ème catégorie. 

Chiens d'attaque (1ère catégorie)

Il s'agit des chiens non-inscrits à un livre généalogique reconnu par le ministère en charge de l'agriculture (le livre des origines françaises ou LOF). Leurs caractéristiques morphologiques peuvent être assimilées aux races suivantes : Staffordshire terrier ou American Staffordshire terrier (chiens dits pitbulls), Mastiff (chiens dits boer-bulls) ou Tosa. L'acquisition, la vente ou le don de chiens de 1ère catégorie est interdite. 

Chiens de garde et de défense (2nde catégorie)

Il s'agit des races : Staffordshire terrier ou American Staffordshire terrier, Rottweiler, Tosa et assimilables par leurs caractéristiques morphologiques aux chiens de race Rottweiler, sans être inscrits à un livre généalogique reconnu par le ministre de l'agriculture. Avant toute acquisition, le futur propriétaire du chien doit suivre une formation. Une fois acquis, le chien doit subir une évaluation comportementale. Ensuite, le propriétaire doit effectuer une demande de permis de détention auprès de la commune où il réside. Il devra toujours être en sa possession. 

Le détenteur du chien doit toujours avoir le permis de détention sur lui. En cas de constatation du défaut de permis, le détenteur dispose d’un mois pour régulariser sa situation.

Les co-détenteurs seront considérés comme tels (dans l’attente d’un texte les concernant) s’ils sont porteurs d’une copie de l’attestation d’aptitude du détenteur. À l'extérieur, votre chien doit toujours avoir une laisse et une muselière. 

À savoir : le permis de détention est délivré par arrêté du maire de la commune ou le propriétaire (ou le détenteur) du chien avec le nom, l’adresse (ou domiciliation) de celui-ci et l’âge, le sexe, le type, le numéro d’identification et la catégorie du chien.